Le Brésil vit un des psychodrames les plus marquants de son histoire. Un feuilleton à rebondissements qui sera sans doute souligné par les annales. Lula a été condamné à la prison pour corruption par le Tribunal suprême, il a fait de la résistance à son incarcération un acte de politique majeur, puis en se soumettant ensuite, il a souligné son engagement démocratique à l’égard des institutions. Un monument d’habileté. Petite nomenclature en trois actes et un épilogue (provisoire) d’une semaine durant laquelle le meilleur et le pire se sont côtoyés

 

Acte 1        –jeudi 5 avril 2018 : la chute d’une icône

Acte 2        – vendredi 6 avril 2018 : le jour où tout n’a pas basculé

Acte 3        – mercredi 11 avril 2018 : la justice décide… de ne rien décider

Epilogue    – octobre : les élections présidentielles, une boîte noire… (suite…)

Publicités

Bonjour,

Comment ne pas être indigné par ce barbare assassinat d’une politicienne qui avait le « tort » d’être noire, femme, issue des favelas, défenderesse des pauvres contre les exactions policières.  L’enquête dira si les tueurs de Marielle Franco sont, comme on le pense, issus des rangs des milices, ces groupes clandestins formés de policiers et pompiers militaires en active ou à la retraite et autres sicaires… Les autorités ont promis la plus grande rigueur dans l’enquête et la recherche des coupables. 

L’indignation populaire cependant s’exprime dans la rue. Ils étaient 50’000 hier à défiler à Rio de Janeiro, 30’000 à Sao Paulo, exigeant que toute la lumière soit faite sur les « vrais » responsable de ce que certains appellent déjà « une nouvelle affaire Chico Mendes ». 

Je vous relaie ici le lien sur le blog Mediapart de Marc Berdet, très complet, qui fait le point sur ce grave événement.

Jean-Jacques Fontaine – Vision Brésil

https://blogs.mediapart.fr/berdet/blog/170318/au-bresil-marielle-franco-l-espoir-interrompu-0

Belle émission à Culture Monde sur France Culture ce mercredi 4 avril à propos de l’assassinat de Marielle Franco. A podcaster et réécouter:

https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/culturesmonde-du-mercredi-04-avril-2018

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=67fe1d8e-5d01-46f8-b8bd-13881c2cb0b5

 

 

Capture d_écran 2018-01-30 à 14.00.02

UN DOCUMENTAIRE QUI VIENT A SON HEURE

En 2018, Nova Friburgo au Brésil fête les 200 ans de sa fondation. Ce sera l’occasion de nombreuses manifestations sur place et d’une « année Nova Friburgo » décrétée par les autorités de la ville de Fribourg en Suisse. Ce sont en effet majoritairement des émigrés du canton de Fribourg qui ont construit cette ville située dans la montagne, à 150 km de Rio de Janeiro.

Ce jour-là, le souverain du Royaume-Uni du Portugal, Brésil et des Algarve, Dom Joao VI, signe un décret autorisant Sébastien Nicolas Gachet, émissaire du canton de Fribourg, à « établir une colonie de 100 familles suisses à la Fazenda do Morro Queimado dans le district de Cantagalo », qui deviendra Nova Friburgo.

Située à 2 heures de route de Rio de Janeiro, Nova Friburgo, est aujourd’hui une ville de 200 000 habitants où il fait encore plutôt bon vivre, malgré les inégalités sociales et une certaine dose de violence. C’est une agglomération à taille humaine jouissant d’un climat de montagne qui permet d’échapper aux chaleurs torrides de la plaine côtière de Rio de Janeiro. Elle est donc prisée des touristes.

Ce documentaire a l’ambition de retracer 200 ans d’histoire de ces colons suisses et de leurs descendants en proposant un regard croisé entre le Brésil et la Suisse avec le parti pris de privilégier le portrait de familles suisses de Nova Friburgo et leur parole sur leur propre histoire.

Mais porter un regard sur les 200 ans d’existence de ces descendants de Suisses partis s’installer au Brésil en 1818 nous renvoie à notre propre identité. Il faut en effet se rappeler encore qu’en 1818, les Suisses partis refaire leur vie au Brésil étaient des migrants de la misère. Leur histoire et leurs déboires ne sont pas si différents de ceux des migrants d’aujourd’hui qui cherchent leur futur en Europe. Là encore, le rétroviseur de l’histoire nous renvoie à notre présent…

Ce film n’est donc ni une évocation nostalgique d’un passé révolu, ni une promenade exotique au sein des héritiers helvètes au Brésil. À travers une série de rencontres et de portraits croisés, il portera un regard sur ce qui lie notre identité suisse d’aujourd’hui et la leur, par delà les frontières géographiques et temporelles. Le fait que beaucoup de Suisses de Nova Friburgo conservent et cultivent leurs origines nous aide dans cette réflexion.

Un auteur/journaliste suisse…

Jean-Jacques Fontaine réunit un bouquet de facteurs qui le qualifie particulièrement pour réaliser ce film. Il connaît particulièrement bien le Brésil où il réside depuis dix ans et a accompagné l’histoire des retrouvailles entre Fribourg et Nova Friburgo depuis 1985, date des premiers voyages d’échange entre les 2 villes.

… Et un réalisateur brésilien

Faire découvrir la vie d’aujourd’hui des familles de descendants de Suisses qui vivent à Nova Friburgo et raconter, à travers ce prisme, les 2 siècles d’histoire de cette ville, rend indispensable la présence d’une

« patte brésilienne » derrière l’objectif, afin de traduire toute la subtilité du métissage culturel de ces familles. Dans cette optique, le réalisateur brésilien Bebeto Abrantes est le complice idéal : il cumule près de 20 ans d’expérience du documentaire et plusieurs des sujets qu’il a traités abordent justement cette émigration européenne au Brésil.

Jean-Jacques Fontaine

 

web_decryptage_novafriburgo_2

Chers amis lecteurs,

Permettez-moi de vous signaler la sortie de mon film documentaire « Quand les Suisses émigraient, Nova Friburgo 200 ans », consacré à cet épisode étonnant de l’émigration de 2’000 Suisses au Brésil en 1818. Il sera lancé officiellement au FIFF de Fribourg le mardi 20 mars (Festival international du Film de Fribourg), après diverses projections en Suisse romande:  Orsières en Valais, le 7 mars, où plus de 100 personnes étaient au rendez-vous, Porrentruy (JU) le 16 mars et Cartigny (GE) le 22 mars.
Il sera ensuite diffusé sur la Télévision suisse romande (RTS 2) le 14 mai 2018 à 20h30 puis lancé dans sa version portugaise au Teatro municipal de Nova Friburgo le 15 mai en présence d’une délégation venue de Suisse au Brésil pour fêter les 200 ans de la fondation de cette ville.
Vous trouverez ci-dessous une petite documentation sur ce film et la bande annonce de son lancement. 
Meilleurs messages

 

Jean-Jacques Fontaine – Vision Brésil
FIFF 20 mars 2018

 

 

 

RUAG, entreprise d’armement détenue à 100 % par le gouvernement suisse va construire une fabrique de munitions de petit calibre au Brésil. Des balles pour armes légères, qui équipent l’armée et la police, mais aussi les pistolets et les fusils qui, aux mains des trafiquants de drogue et des délinquants, tuent des innocents. En 2015, les victimes de la violence intentionnelle qui règne au Brésil ont été au nombre de 58 000, 71 % d’entre elles assassinées avec des armes à feu.

ruag 3
(suite…)

Bonjour,

Je vous propose en lien ci-dessous l’entretien radiophonique que j’ai donné au Journal du matin de la Radio suisse romande le 27 juillet 2017, sur l’état de la métropole carioca et du Brésil, un an après les Jeux olympiques de Rio de Janeiro. Bonne écoute… 

https://www.rts.ch/play/radio/le-journal-du-matin/video/linvite-de-la-redaction-jean-jacques-fontaine?id=8803376#/play/radio/le-journal-du-matin/video/linvite-de-la-redaction-jean-jacques-fontaine?id=8803376

Jean-Jacques Fontaine – Vision Brésil 

 

A l’occasion du Festival du Film et Forum international sur les Droits humains de Genève, l’ancienne présidente brésilienne Dilma Rousseff vient défendre le programme « Faim zéro » mis en place en 2003 par son prédécesseur, Luis Iniacio Lula da Silva. Un programme qui a permis de sortir de l’extrême pauvreté 20 millions de personnes au Brésil, mais qui a généré une série de mythes erronés sur les bienfaits des programmes d’assistance pour lutter contre la misère. Au moment où la récession ébranle l’économie du pays, on s’aperçoit que les acquis du programme « Faim zéro » ne sont pas aussi durables qu’on l’imaginait.
(suite…)