165 morts et 174 disparus après la rupture d’un barrage d’accumulation de déchets miniers à Brumadinho (Minas Gerais), le 25 janvier, 10 jeunes espoirs du football décédés après l’incendie du centre d’entraînementNinho do Urubudu club du Flamengo à Rio de Janeiro, le 8 février, 7 morts suite à une tempête tropicale, toujours à Rio de Janeiro, le 7 février, le Brésil enchaîne les catastrophes en ce début d’année 2019. Pas tout à fait par hasard nous révèle une enquête d’Aline Ribeiro et Thiago Herdy dans le quotidien O Globo : 1 774 personnes sont mortes dans le pays depuis 2007 dans des accidents qui auraient pu être évités ou atténués. Le même journal relève encore, dans un autre article que les inondations ont fait 2 500 victimes au Brésil en 20 ans. Tout cela à cause de négligences et de manque de prévision.

Comme si cela ne suffisait pas, ce même 8 février, au moment où brûlait le pavillon dans lequel dormaient les futurs athlètes de l’équipe de football du Flamengo, une descente de police faisait 13 morts dans deux favelas du centre-ville, Fallet-Fogueteiro et Coroa. Là encore, les avis divergent sur les causes de ce massacre. « La guerre promise à Rio[par le nouveau gouverneur Wilson Witzel, proche allié du président Bolsonaro] a commencé », titrent Pedro Prado et Cecillia Oliveira  le lendemain dans The Intercept Brasil.

 « Bravo à la police qui nous a délivrés de 13, mieux si c’était 16, vermines ! Désormais, ce sera ainsi ! Aucun policier blessé et les identités fiscales des criminels anéanties » rétorque un lecteur du journal O Globo. Morts dans des catastrophes, morts dans des affrontements avec la police, polémique par rapport aux causes des désastres, polémique par rapport aux actions de la police, la guerre est ouverte… Petit retour sur le contexte dans lequel se sont déroulées ces récentes tragédies.

Bonne lecture

Jean-Jacques Fontaine — Vision Brésil

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Quoi de commun entre l’accident de l’avion de la TAM à Sao Paulo en 2007, 199 tués, l’incendie de la boîte de nuit Kiss à Santa Maria (Rio Grande do Sul) en 2013, 242 morts, la rupture du barrage de Mariana en 2015, 19 victimes et des milliers d’hectares contaminés et l’incendie suivi de la chute d’un immeuble du Largo do Paissandu au centre de Sao Paulo l’an dernier, sept morts et deux disparus, s’interroge le journal O Globo du 11 février 2019 ? Des négligences et de l’imprévision.

Comme dans les tragédies de ce début d’année 2019 : 165 morts et 174 disparus après la rupture d’un barrage d’accumulation de déchets miniers à Brumadinho (Minas Gerais), le 25 janvier, 10 jeunes espoirs du football décédés après l’incendie du centre d’entraînement Ninho do Urubudu club du Flamengo à Rio de Janeiro, le 8 février, 7 morts suite à une tempête tropicale, toujours à Rio de Janeiro, le 7 février. L’enquête diligentée par Aline Ribeiro et Thiago Herdy calcule que 1 774 personnes ont été victimes d’accidents qui auraient pu être évités ou atténués au Brésil depuis 2007. (suite…)

 

« Bravo pour l’action de la police. Elle nous a délivrés de 13 vermines — mieux ça aurait été 16. Désormais, ce sera comme ça : aucun policier blessé et les identités des malfaisants rayées de la carte ».

« Quand on parle de confrontation, il faut lire exécution. C’est comme ça que procède la police militaire. La loi de l’exécution est déjà en vigueur avant même d’avoir été proclamée. Avec la libéralisation du port d’armes, il faut s’attendre à une nouvelle guerre à Rio ».

Ces lettres de lecteurs contradictoires, parues ce lundi 11 février dans le quotidien O Globo, cernent bien l’enjeu de ce qui s’est passé dans la nuit du 8 au 9 dans un complexe de favelas du centre de Rio de Janeiro. Épisode dont la presse fait d’abord un compte-rendu succinct et assez neutre. (suite…)

Bonjour,

Une opération de police, déclenchée suite à nouveau scandale politico-financier, éclabousse les proches doux nouveau président brésilien. En l’état actuel des informations, il est encore impossible d’apporter la preuve que le fils de Jair Bolsonaro, Flávio, qui vient d’être élu sénateur a un lien quelconque avec le meurtre de Marielle Franco, députée de l’Assemblée législative de Rio de Janeiro, militante du PSOL d’extrême gauche et très engagée dans la lutte contre le contrôle illégal exercé par les milices sur les populations de la Zone Ouest de Rio de Janeiro.

Mais l’arrestation, hier, de cinq présumés responsables du gang du Bureau du crime, spécialisé dans l’extorsion des locataires de Rio das Pedras rapproche dangereusement ce dossier de la famille de l’actuel président du Brésil.

Bonne lecture!

Jean-Jacques Fontaine – visionbresil@gmail.com

https://visionbresil.wordpress.com

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Bonjour,

Le 29 septembre 2018, elles étaient des centaines de milliers à défiler dans les rues de toutes les villes du Brésil contre la candidature de Jair Bolsonaro à la présidence du pays. À la manœuvre, une publicitaire de Salvador de Bahia, Ludmilla Teixeira, qui avait créé un mois plus tôt le groupe Facebook « Mulheres unidas contra Bolsonaro» (femmes unies contre Bolsonaro), qui affichait alors près de 4 millions de membres. Le 28 octobre 2018, Jair Bolsonaro est cependant élu président par 55 % des votants, dont une importante proportion de femmes. Jair Bolsonaro a pris ses fonctions le 1er janvier 2019. Deux semaines après son intronisation, où en est le mouvement féministe « Mulheres unidas contra Bolsonaro », désormais dans l’opposition ? Les réponses de Ludmilla Teixeira. 

Et pour prolonger la réflexion, la traduction de ce post publié sur son blog par Paulo Sampaio, journaliste de la Folha de Sao Paulo : « elles ont voté pour Bolsonaro, elles ont appris à tirer, elles soutiennent le décret de libéralisation de la possession d’armes »

Bonne lecture!

Jean-Jacques Fontaine – https://visionbresil.wordpress.com – visionbresil@gmail.com


Bonjour,

Le 29 septembre 2018, elles étaient des centaines de milliers à défiler dans les rues de toutes les villes du Brésil contre la candidature de Jair Bolsonaro à la présidence du pays. À la manœuvre, une publicitaire de Salvador de Bahia, Ludmilla Teixeira, qui avait créé un mois plus tôt le groupe Facebook « Mulheres unidas contra Bolsonaro» (femmes unies contre Bolsonaro), qui affichait alors près de 4 millions de membres. Le 28 octobre 2018, Jair Bolsonaro est cependant élu président par 55 % des votants, dont une importante proportion de femmes. Jair Bolsonaro a pris ses fonctions le 1er janvier 2019. Deux semaines après son intronisation, où en est le mouvement féministe « Mulheres unidas contra Bolsonaro », désormais dans l’opposition ? Les réponses de Ludmilla Teixeira. 

(article publié en format restreint sur le site Bon pour la Tête) https://bonpourlatete.com/actuel/ou-en-est-le-mouvement-femmes-unies-contre-bolsonaro-aujourd-hui

(suite…)

Fernanda Scandelari partage avec Ludmilla Teixiera la même profession : publicitaire. Mais pas les mêmes idées ! Depuis 2014, Fernanda Scandelari, 32 ans, est un ferme soutien à la campagne d’appui à la candidature de Jair Bolsonaro à la présidence du Brésil. Elle salue la promesse électorale qu’il vient d’honorer : libéraliser la possession des armes. « C’est une avancée importante, un excellent début pour qui désire s’approprier le droit à l’autodéfense ».

Fernanda Scandelari regrette certes la timidité du décret qui n’inclut pas encore le droit des citoyens au port d’armes dans la rue, mais elle espère bien que cette mesure complémentaire sera bientôt approuvée. Fernanda confesse que personnellement, elle n’a jamais subi d’attaque violente, mais son père oui. Elle brandit fièrement ses états de service : cours de tir de base, avancé et israélien. « Je suis contre l’usage des armes pour la chasse, mais pour le reste, je suis totalement favorable ».

Comme elles, de nombreuses Brésiliennes se sont armées et saluent avec enthousiasme cette nouvelle possibilité de pratiquer le tir à balles réelles pour se défendre.

 

Traduit et adapté du blog de Paulo Sampaio, 16/01/2019 : 
https://paulosampaio.blogosfera.uol.com.br/2019/01/16/elas-votaram-em-bolsonaro-aprovam-o-decreto-da-armas-e-aprenderam-a-atirar/

(suite…)