« En 100 jours, Bolsonaro n’a pas poussé le gouvernement vers la droite, mais vers le bas », persifle Josias de Souza dans la Folha de Sao Paulo, dimanche 7 avril.« Pourquoi ont-ils tellement peur de libérer Lula maintenant qu’ils ont réussi à empêcher mon élection », écrit l’ex-président Lula, depuis sa prison, dans une lettre ouverte publiée par l’ensemble de la presse dominicale de ce même jour. Et dans l’après-midi, sur l’Avenida Paulista de Sao Paulo, supporters de Bolsonaro et partisans de Lula en sont venus aux mains. Visiblement, le Brésil n’a pas encore retrouvé la paix politique.
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Du 1 au 5 avril 2019 seront présents à Genève 3 « activ-artistes » indigènes brésiliens venus lancer un cri d’alerte à propos de la déforestation de l’Amazonie et des risques que fait courir aux Indiens la nouvelle politique de l’équipe Bolsonaro concernant les réserves indigènes. Derrière les décisions gouvernementales, il y a le pouvoir des multinationales de l’agro-alimentaire. (suite…)

Quel est le sport le plus dangereux ? Le Base jumpou bien être président du Brésil ? Le second, bien sûr ! La blague circule sur les réseaux sociaux depuis ce matin. Non sans raison… Depuis le retour de la démocratie en 1985, sur un total de sept présidents, un est mort avant d’avoir pris ses fonctions — Tancredo Neves en 1985 —, deux ont été destituées – Fernando Collor en 1992, Dilma Rousseff en 2016 et deux sont en prison – Luis Iniacio Lula da Silva et maintenant Michel Temer. Cinq accidentssur sept mandataires, c’est effectivement une proportion inédite dans la vie politique, même en Amérique latine. (suite…)

Premiers pas de Jair Bolsonaro à Washington ce 17 mars 2019, un dîner à l’ambassade brésilienne en préambule de la rencontre avec Donald Trump. À sa gauche Steve Bannon, l’idéologue de la nouvelle droite mondiale — décidément il est partout —, à sa droite Olavo de Carvalo, qui porte le flambeau du conservatisme au Brésil. À la fin du repas, Steve Bannon déclare avoir été incroyablement impressionné par l’équipe qui accompagne le Président brésilien aux USA, « cette réunion est un excellent point de départ pour une tournée dans la capitale et la visite officielle au Président américain ». (suite…)

165 morts et 174 disparus après la rupture d’un barrage d’accumulation de déchets miniers à Brumadinho (Minas Gerais), le 25 janvier, 10 jeunes espoirs du football décédés après l’incendie du centre d’entraînementNinho do Urubudu club du Flamengo à Rio de Janeiro, le 8 février, 7 morts suite à une tempête tropicale, toujours à Rio de Janeiro, le 7 février, le Brésil enchaîne les catastrophes en ce début d’année 2019. Pas tout à fait par hasard nous révèle une enquête d’Aline Ribeiro et Thiago Herdy dans le quotidien O Globo : 1 774 personnes sont mortes dans le pays depuis 2007 dans des accidents qui auraient pu être évités ou atténués. Le même journal relève encore, dans un autre article que les inondations ont fait 2 500 victimes au Brésil en 20 ans. Tout cela à cause de négligences et de manque de prévision.

Comme si cela ne suffisait pas, ce même 8 février, au moment où brûlait le pavillon dans lequel dormaient les futurs athlètes de l’équipe de football du Flamengo, une descente de police faisait 13 morts dans deux favelas du centre-ville, Fallet-Fogueteiro et Coroa. Là encore, les avis divergent sur les causes de ce massacre. « La guerre promise à Rio[par le nouveau gouverneur Wilson Witzel, proche allié du président Bolsonaro] a commencé », titrent Pedro Prado et Cecillia Oliveira  le lendemain dans The Intercept Brasil.

 « Bravo à la police qui nous a délivrés de 13, mieux si c’était 16, vermines ! Désormais, ce sera ainsi ! Aucun policier blessé et les identités fiscales des criminels anéanties » rétorque un lecteur du journal O Globo. Morts dans des catastrophes, morts dans des affrontements avec la police, polémique par rapport aux causes des désastres, polémique par rapport aux actions de la police, la guerre est ouverte… Petit retour sur le contexte dans lequel se sont déroulées ces récentes tragédies.

Bonne lecture

Jean-Jacques Fontaine — Vision Brésil

Quoi de commun entre l’accident de l’avion de la TAM à Sao Paulo en 2007, 199 tués, l’incendie de la boîte de nuit Kiss à Santa Maria (Rio Grande do Sul) en 2013, 242 morts, la rupture du barrage de Mariana en 2015, 19 victimes et des milliers d’hectares contaminés et l’incendie suivi de la chute d’un immeuble du Largo do Paissandu au centre de Sao Paulo l’an dernier, sept morts et deux disparus, s’interroge le journal O Globo du 11 février 2019 ? Des négligences et de l’imprévision.

Comme dans les tragédies de ce début d’année 2019 : 165 morts et 174 disparus après la rupture d’un barrage d’accumulation de déchets miniers à Brumadinho (Minas Gerais), le 25 janvier, 10 jeunes espoirs du football décédés après l’incendie du centre d’entraînement Ninho do Urubudu club du Flamengo à Rio de Janeiro, le 8 février, 7 morts suite à une tempête tropicale, toujours à Rio de Janeiro, le 7 février. L’enquête diligentée par Aline Ribeiro et Thiago Herdy calcule que 1 774 personnes ont été victimes d’accidents qui auraient pu être évités ou atténués au Brésil depuis 2007. (suite…)

 

« Bravo pour l’action de la police. Elle nous a délivrés de 13 vermines — mieux ça aurait été 16. Désormais, ce sera comme ça : aucun policier blessé et les identités des malfaisants rayées de la carte ».

« Quand on parle de confrontation, il faut lire exécution. C’est comme ça que procède la police militaire. La loi de l’exécution est déjà en vigueur avant même d’avoir été proclamée. Avec la libéralisation du port d’armes, il faut s’attendre à une nouvelle guerre à Rio ».

Ces lettres de lecteurs contradictoires, parues ce lundi 11 février dans le quotidien O Globo, cernent bien l’enjeu de ce qui s’est passé dans la nuit du 8 au 9 dans un complexe de favelas du centre de Rio de Janeiro. Épisode dont la presse fait d’abord un compte-rendu succinct et assez neutre. (suite…)