Transcription du débat du lancement du manifeste « Preserva Brasil » du 6 septembre 2020 à Genève –  Analyse: « Le Jair [ Bolsonaro ] qui est en nous« 

Bonjour,

2’700 personne ont visionné sur youtube le débat tenu à l’occasion du lancement du « Manifesto Preserva Brasil«  débat online piloté depuis Genève. Je vous propose en annexe une transcription en français de cette discussion que vous pouvez visionner en portugais sur youtube à l’adresse: https://www.youtube.com/watch?v=931-xsxWGjU&t=355s).

Durant ce débat les orateurs brésiliens, Fernando Gabeira, Reinaldo Azevedo et Jamil Chade ont insisté tous trois sur la nécessité de construire un autre discours autour de ce qui se passe en ce moment au Brésil que celui tenu par les autorités en place. Moi-même, j’ai apporté une contribution complémentaire en tentant d’expliquer ce qu’est la démocratie suisse et comment elle peut en partie inspirer le Brésil pour sortir de l’impasse politique actuelle.Transcription Lancement du Manifesto Preserva Brasil

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Autre point de vue complémentaire, l’analyse de Ivann Lago sociologue et politologue, professeur à l’université fédérale de la frontière sud de Campo Cerro (RS) qui se penche sur le phénomène de ce qu’on appelle le « Brésilien moyen » qui, de son point de vue, « a un Jair Bolsonaro dans la tête » et considère que ce président exprime son moi profond. Terriblement inquiétant, mais réaliste. 

Ivann Lago explique ainsi pourquoi aujourd’hui encore, deux ans après son élection, 30% des électeurs de Bolsonaro continuent inconditionnellement à croire en lui, malgré ses dérapages perpétuels. Ce constat amère ne doit cependant pas nous décourager, en octobre 2018, Jair Bolsonaro avait obtenu les voix de 66% des électeurs, aujourd’hui, même si un tiers d’entre eux le soutiennent encore, un autre tiers a pris ses distances. C’est sur ce socle qu’il faut imaginer construire une alternative démocratique unitaire… LE JAIR QUI EST EN NOUS

Bonnes lectures

Jean-Jacques Fontainehttps://visionbresil.wordpress.comvisionbresil@gmail.com

 


Bonjour,

Hier a eu lieu à Genève le lancement du Manifesto Preserva Brasil – Genève qui a réuni plus de 200 personnes sur la chaîne en ligne Youtube. La presse dominicale s’en est largement fait l’écho avec plus de 12 mentions. Je vous relaye le communiqué du groupe MPB-GE qui fait le bilan de cet événement. Bonne lecture

Jean-Jacques Fontaine, visionbresil@gmail.com (suite…)

Des Brésiliens de Genève lancent le mouvement Preserva Brasil, https://mpb-ge.org, en vue de construire un large courant d’opinion visant à défendre les institutions démocratiques de leur pays, préserver les bases de la Constitution du Brésil et promouvoir la citoyenneté face à la détérioration du dialogue républicain entre les pouvoirs constitués et la société civile. Dans ce but, le MPB-GE fait paraître un « Manifeste de Genève pour la préservation des institutions démocratiques au Brésil » (texte en annexe), manifeste qui peut être signé par tout un chacun. Nous serions heureux de compter avec votre éventuelle participation au lancement de ce manifeste ou à sa couverture médiatique (l’évènement se déroulera on line en portugais).

Inscription obligatoire pour participer au lancement: www.mpb-ge.org/eventos/      Pour signer le manifeste: https://mpb-ge.org

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Bonjour,

C’est pire que l’an dernier ! La forêt amazonienne brûle encore plus qu’en août 2019 et le déboisement a lui aussi augmenté par rapport à l’an dernier. La faute en grande partie à un laxisme des autorités qui se cachent derrière l’épidémie du Covid-19 pour laisser faire l’occupation illégale des terres en Amazonie. Une des conséquences, un quasi-génocide indigène, la pandémie fait particulièrement des ravages chez les Indiens, mal armés pour résister au virus.

Un groupe de Brésiliens de Genève lance internationalement un manifeste pour préserver les institutions politiques brésiliennes face aux attaques incessantes des Bolsonaristes contre les pouvoirs constitués. Une initiative bienvenue alors que ces troupes de choc de la désinformation multiplient les fakesnews tant à propos du coronavirus que de la gestion publique du pays. (lire la suite…) (suite…)

Brasilia secouée par une tempête politique – un Brésil à contre-courant du monde.

Bonjour,

La semaine a été difficile pour Jair Bolsonaro et ses troupes. Après les accusations portées par l’ex-ministre de la Justice Sergio Moro au moment de sa démission, c’est maintenant le Tribunal suprême qui s’intéresse de très près aux agissements peu orthodoxes du Président Bolsonaro. A-t-il outrepassé les limites de sa fonction présidentielle ? Est-il compromis dans une entreprise illégale de désinformation systématique ? Plusieurs enquêtes sont en cours.

Pendant ce temps, le pays nage à contre-courant du reste du monde en matière de lutte contre le coronavirus, de politique environnementale et de stratégie de privatisation de son économie.

Bonne lecture

Jean-Jacques Fontainevisionbresil@gmail.com

 

Coup sur coup, deux procédures judiciaires parallèles viennent ébranler Jair Bolsonaro. Par deux fois, ses initiatives auraient frisé le code, mais dans les deux cas, les autorités judiciaires qui ont mené la charge ont elles aussi quelque peu forcé sur l’étiquette. Ce qui en ressort met effectivement à mal la légitimité du mode de gouvernance du Président en exercice, mais pas au point, vraisemblablement, de menacer son mandat. Même s’il est reconnu coupable d’avoir abusé de sa fonction, il reste, pour le moment, politiquement inébranlable. Le pouvoir judiciaire, lui, ne sort pas grandi de la passe d’armes, mais il garde la confiance de ceux qu’il régente. (suite…)

Débordé par l’épidémie de Covid-19, épinglé pour son bilan climatique, critiqué pour stratégie des privatisations, le Brésil accumule aujourd’hui les indices négatifs. Et la dynamique en cours semble montrer que le pays nage à contre-courant du reste du monde. Il recule là où il devrait avancer.

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Bonjour,

J’adorerais pouvoir vous donner de bonnes nouvelles du Brésil… Hélas, c’est toujours impossible. Les vastes plages du Nord-Est restent désertes, interdites d’accès par les autorités locales pour cause de pandémie, en Amazonie la forêt ne se visite plus, elle s’abat, dans les favelas, les morts du Covid-19 se multiplient et l’on n’est pas encore au pic de la maladie, à Brasilia enfin, le pouvoir de Jair Bolsonaro tourne en rond, enfermé dans ses anathèmes et ses contradictions. On n’attend pas pour demain le dénouement de la quadruple crise, sanitaire, économique, écologique et institutionnelle, qui frappe le pays.

Bonne lecture tout de même

Jean-Jacques Fontainehttps://visionbresil.wordpress.com – visionbresil@gmail.com

Et de deux ! Deux ministres de la Santé débarqués en un mois par Jair Bolsonaro, alors que le nombre de morts du coronavirus atteint 15 000, que 218 000 personnes ont été détectées positives et que l’épidémie ne cesse de progresser. Après les USA, la Russie et le Royaume-Uni, le Brésil est désormais le pays du monde le plus affecté par le Covid-19.

 Nelson Teich, Teich le Bref, comme persifle Leonardo Sakamoto éditorialiste du site UOL, est tombé pour les mêmes raisons que son prédécesseur Luiz Henrique Mandetta : son refus de se soumettre au diktat du président d’administrer à tout va l’hydroxichloroquine, ceci alors que la plupart des études internationales mettent en garde contre l’usage de ce médicament antipaludéen contre le virus Covid-19. Peu de résultats probants et risques importants d’effets secondaires.

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Cela fait depuis début mars que je vous fais part, sur Vision Brésil, de mon inquiétude concernant la recrudescence du déboisement en Amazonie. Le phénomène passe d’autant plus inaperçu que la pandémie du coronavirus occulte tout. Cette préoccupation, malheureusement, se concrétise. L’INPE, l’Institut national de Recherches spatiales, chargé de surveiller, mois après mois, l’état de la forêt équatoriale brésilienne, lance en effet une nouvelle alerte. En avril, la déforestation a augmenté de 63 % par rapport au même mois de l’an dernier, ceci alors que le premier trimestre 2020 avait déjà dépassé le record historique des cinq dernières années. Tout ce bois abattu -405 km2 défrichés depuis janvier —, va brûler dès que la saison sèche sera installée, soit à partir de juin. On risque bien alors de connaître les mêmes incendies monstrueux de 2019. (suite…)