Bonjour,

Dimanche 30 juin, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de 70 villes du Brésil pour défendre le ministre Sergio Moro face aux accusations que lui porte le site d’investigation The Intercept Brasil. Un soutien parfois mitigé qui a scindé les cortèges en plusieurs regroupements parfois opposés entre eux.

Ce même dimanche à Osaka, l’Union européenne et le Mercosur signaient un accord de libre-échange entre les deux blocs, qui est négocié depuis 20 ans. Il concerne 25 % du PIB mondial, mais est dénoncé par les syndicats de paysans et les écologistes.

Et puis, à propos de mon livre « Le Brésil de Jair Bolsonaro, chroniques avril-mai 2019 » qui ne sera pas traduit en portugais ni accessible en librairie au Brésil, je me propose d’organiser une distribution durant le mois d’août, depuis Rio de Janeiro pour ceux qui voudraient l’acquérir. Les personnes intéressées peuvent se manifester en m’envoyant un message sur visionbresil@gmail.com. Au Brésil, le livre revient à 70R $, port compris.

En Europe, il est bien entendu disponible désormais en librairie, sur le site de l’Harmattan, https://www.editions-harmattan.fr/  ou par souscription auprès de moi au prix de 13,50 euros/15 francs suisses, port compris: visionbresil@gmail.com

Bonne lecture et bon été !

Jean-Jacques Fontainehttps://visionbresil.wordpress.com

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Ils étaient nombreux à défiler dans 70 villes du Brésil, ce dimanche 30 juin, en soutien à Sergio Moro, le ministre de la Justice dont le site d’enquête en ligne The Intercept Brasildénonce la partialité lorsqu’il était juge en charge des procès de l’affaire Lava-Jato. Mais tous ne manifestaient pas pour la même chose ! Certains étaient là pour renouveler aussi leur soutien au chef de l’État Jair Bolsonaro, d’autres pour soutenir la justice dans sa croisade anticorruption, mais pas pour défendre le président ni son ministre, et d’autres pour dire que la politique aujourd’hui, se fait autant dans la rue qu’au Parlement.

Une pression publique, mais avec quel effet, s’interroge Vera Magalhaes dans le journal O Estado de Sao Paulo : « Le peuple dans la rue ne remplace pas la négociation politique. Il est clair que les membres du Congrès et les juges du Tribunal suprême ne sont pas imperméables à la revendication populaire, mais l’appel rauque des manifestants n’exonère pas le gouvernement de chercher un accord avec les élus du législatif pour débloquer la paralysie actuelle, ce qu’il s’est avéré incapable de faire depuis 6 mois ». (suite…)

C’est un joli succès, le premier dont peut véritablement se vanter Jair Bolsonaro depuis sa prise de fonction en janvier dernier. Il a signé, à Osaka, lors du sommet du G20, l’accord de libre-échange conclut entre l’Union européenne et le Mercosur. « J’ai promis que j’allais faire du commerce avec tout le monde sans préjugés idéologiques, je tiens ma promesse ». La nouvelle a été un peu passée sous silence dans les médias et pourtant, cet accord concerne 770 millions de personnes et englobe 25 % du PIB mondial, soit 18 000 milliards d’US $. Ce n’est pas l’équivalent des nouvelles Routes de la Soie concoctées par les autorités chinoises, mais ce n’est pas tout à fait rien.

Bien sûr, le nouveau président brésilien n’est pas l’artisan unique de cette signature — les deux partenaires négocient depuis 20 ans — mais c’est bien lui qui va en endosser les bénéfices, aux côtés du chef de l’État argentin Mauricio Macri et de leurs homologues de l’Uruguay et du Paraguay. Pour entrer en vigueur, cependant, l’accord doit encore être ratifié par chacun des quatre pays du Mercosur et chacun des 28 membres de l’Union européenne. Les plus optimistes estiment que ses effets ne se déploieront complètement que d’ici à une quinzaine d’années. Malgré l’opposition radicale des agriculteurs et écologistes européens et des syndicalistes brésiliens qui sont vent debout contre ce traité. (suite…)

Bonjour,

Un sergent, membre de l’équipage militaire de l’avion présidentiel de réserve, arrêté à l’aéroport de Séville avec 34 kg de cocaïne dans ses bagages alors que l’appareil se rendait au G20 d’Osaka. C’est une grosse tache sur la limpidité de l’armée brésilienne des rangs de laquelle est issu Jair Bolsonaro.

Ensuite Emmanuel Macron annule  sa rencontre agendée avec le président brésilien, à la veille du début du sommet, raison supposée par les chroniqueurs, l’opposition de la france à l’accord de libre-échange EU-Mercosur.

Enfin Jair Bolsonaro avertit Angela Merkel qu’il ne se fera pas dicter sa conduite en ce qui concerne l’Amazonie.

Et finalement, le nouveau chef de l’État brésilien interrompt brusquement une conférence de presse lorsque les l journalistes se font trop insistant sur l’affaire de la cocaïne transportée dans l’avion de réserve de la présidence.

Jair Bolsonaro voit sa première participation au G20 sérieusement bousculée. À la lumière de ce qui se passe aussi à l’intérieur du pays, où grèves et blocages parlementaires paralysent chaque jour plus  les décisions de son gouvernement.

« Le Brésil de Jair Bolsonaro, chroniques, avril-mai 2019 »

6 mois après le scrutin qui a porté au pouvoir le pourfendeur de Lula et du PT, le nostalgique de la dictature militaire, le Brésil se réveille avec la gueule de bois. Mon livre, « Le Brésil de Jair Bolsonaro, chroniques, avril-mai 2019 », paru le 25 juin aux Éditions l’Harmattan est une plongée dans la vie quotidienne et les réflexions de ceux qui doutent désormais d’avoir fait le bon choix en élisant l’ancien capitaine de l’armée à la tête du pays.

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Ce livre est en vente en librairie et sur le site de l’Harmattan, mais vous pouvez également l’acquérir en souscription au prix de 13,50 euros/15 francs suisses en m’envoyant un message sur visionbresil@gmail.com

Jean-Jacques FontaineVision Brésil

Bonjour,

Mon livre « Le Brésil de Jair Bolsonaro, chroniques, avril-mai 2019 » est sorti ! Vous pouvez l’acquérir en librairie ou encore par souscription au prix de 13,50 euros / 15 CHF, port compris en m’envoyant un message à visionbresil@gmail.com.

Pour les journalistes, je suis à dispositin à Paris les 25 et 26 juin, puis ensuite à Genève. Contact (tel et whatsapp) +33 6 37 41 49 31 / +4178 614 79 71

En Suisse, le Tribunal Pénal Fédéral (TPF) vient de dessaisir le procureur général de la Confédération Michael Lauber de l’enquête sur la Fédération internationale de Football, à cause  de réunions informelles qu’il aurait eues avec le dirigeant de la FIFA, Gianni Infantino « afin d efaire avancer les choses », réunions qui n’ont pas fait l’objet de procès-verbaux formalisés.

Au Brésil, le ministre de la Justice et ancien juge du dossier de corruption Lava-Jato Sergio Moro a été entendu par la Commission Constitution et Justice du Sénat à propos des  révélations du site The Intercept Brasil. Il ne lui passe pas par l’idée d’envisager une récusation à postériori dans les 45 condamnations qu’il a prononcées dans l’affaire Petrobras dont celle qui a envoyé l’ex-président Lula à la prison. (suite…)

Bonjour,

Mardi 25 juin paraît mon livre « Le Brésil de Jair Bolsonaro, chroniques avril-mai 2019 » qui dresse le portrait d’aujourd’hui de ce pays à travers ce qu’en racontent les différentes personnes rencontrées au cours de l’enquête que j’ai menées durant quatre semaines en avril et mai.

« Une plongée hallucinante au pays de Bolsonaro à travers les témoignages de ceux qui y vivent… »

« Nous sommes gouvernés par une bande de fous ! » – La phrase que j’ai le plus entendue répétée durant mon enquête.

« En 100 jours, Bolsonaro n’a pas poussé le gouvernement vers la droite, mais vers le bas. » – Josias de Souza, Folha de São Paulo.

« Il devient chaque jour plus évident que si le président n’arrête pas de produire autant de bobards, il va attenter contre son propre destin chaque jour un peu plus. » – Ascanio Seleme – O Globo.

Vous pouvez trouver cet ouvrage en librairie dès le 25 juin mais également l’acquérir en souscription au prix de 13,50 euros ou 15 francs suisses, port compris, en m’envoyant un message à visionbresil@gmail.com

(suite…)

Nouvelle volée de révélations aujourd’hui sur le site The Intercept Brasilqui détaille les conversations entre Sergio Moro et le procureur Deltan Dallagnol sur Telegram dont il avait publié un résumé il y a quatre jours. Aucune information inédite qui n’aurait pas encore été dévoilée, mais une mise en contexte qui permet de mieux comprendre dans quel cadre tout ceci s’est produit. La seule vraie nouveauté, c’est la réaction de l’ABIN,le service national de renseignements, qui enjoint les membres du gouvernement à Brasilia à abandonner Telegram et Whatsapp, pour s’échanger désormais leurs messages sur des téléphones cellulaires cryptographiés fournis par l’agence de contre-espionnage.

En attendant de probables autres indiscrétions que The Intercept Brasilnous promet dans les prochains jours, j’aimerais faire une petite mise au point suite à plusieurs interpellations qui m’ont été adressées : pourquoi n’ai-je pas dit que les révélations sur les errements des procureurs de l’enquête Lava-Jato et du juge Moro impliquaient une reconnaissance de fait de la non-culpabilité de Lula dans l’affaire du triplex de Guaruja pour laquelle il a été condamné à la prison ?

Pour acheter ce livre en souscription au prix de 13,50 euros / 15 francs suisses, port compris, le commander à : visionbresil@gmail.com

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