Bonjour,

Une opération de police, déclenchée suite à nouveau scandale politico-financier, éclabousse les proches doux nouveau président brésilien. En l’état actuel des informations, il est encore impossible d’apporter la preuve que le fils de Jair Bolsonaro, Flávio, qui vient d’être élu sénateur a un lien quelconque avec le meurtre de Marielle Franco, députée de l’Assemblée législative de Rio de Janeiro, militante du PSOL d’extrême gauche et très engagée dans la lutte contre le contrôle illégal exercé par les milices sur les populations de la Zone Ouest de Rio de Janeiro.

Mais l’arrestation, hier, de cinq présumés responsables du gang du Bureau du crime, spécialisé dans l’extorsion des locataires de Rio das Pedras rapproche dangereusement ce dossier de la famille de l’actuel président du Brésil.

Bonne lecture!

Jean-Jacques Fontaine – visionbresil@gmail.com

https://visionbresil.wordpress.com

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Bonjour,

Le 29 septembre 2018, elles étaient des centaines de milliers à défiler dans les rues de toutes les villes du Brésil contre la candidature de Jair Bolsonaro à la présidence du pays. À la manœuvre, une publicitaire de Salvador de Bahia, Ludmilla Teixeira, qui avait créé un mois plus tôt le groupe Facebook « Mulheres unidas contra Bolsonaro» (femmes unies contre Bolsonaro), qui affichait alors près de 4 millions de membres. Le 28 octobre 2018, Jair Bolsonaro est cependant élu président par 55 % des votants, dont une importante proportion de femmes. Jair Bolsonaro a pris ses fonctions le 1er janvier 2019. Deux semaines après son intronisation, où en est le mouvement féministe « Mulheres unidas contra Bolsonaro », désormais dans l’opposition ? Les réponses de Ludmilla Teixeira. 

Et pour prolonger la réflexion, la traduction de ce post publié sur son blog par Paulo Sampaio, journaliste de la Folha de Sao Paulo : « elles ont voté pour Bolsonaro, elles ont appris à tirer, elles soutiennent le décret de libéralisation de la possession d’armes »

Bonne lecture!

Jean-Jacques Fontaine – https://visionbresil.wordpress.com – visionbresil@gmail.com


Bonjour,

Le 29 septembre 2018, elles étaient des centaines de milliers à défiler dans les rues de toutes les villes du Brésil contre la candidature de Jair Bolsonaro à la présidence du pays. À la manœuvre, une publicitaire de Salvador de Bahia, Ludmilla Teixeira, qui avait créé un mois plus tôt le groupe Facebook « Mulheres unidas contra Bolsonaro» (femmes unies contre Bolsonaro), qui affichait alors près de 4 millions de membres. Le 28 octobre 2018, Jair Bolsonaro est cependant élu président par 55 % des votants, dont une importante proportion de femmes. Jair Bolsonaro a pris ses fonctions le 1er janvier 2019. Deux semaines après son intronisation, où en est le mouvement féministe « Mulheres unidas contra Bolsonaro », désormais dans l’opposition ? Les réponses de Ludmilla Teixeira. 

(article publié en format restreint sur le site Bon pour la Tête) https://bonpourlatete.com/actuel/ou-en-est-le-mouvement-femmes-unies-contre-bolsonaro-aujourd-hui

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Fernanda Scandelari partage avec Ludmilla Teixiera la même profession : publicitaire. Mais pas les mêmes idées ! Depuis 2014, Fernanda Scandelari, 32 ans, est un ferme soutien à la campagne d’appui à la candidature de Jair Bolsonaro à la présidence du Brésil. Elle salue la promesse électorale qu’il vient d’honorer : libéraliser la possession des armes. « C’est une avancée importante, un excellent début pour qui désire s’approprier le droit à l’autodéfense ».

Fernanda Scandelari regrette certes la timidité du décret qui n’inclut pas encore le droit des citoyens au port d’armes dans la rue, mais elle espère bien que cette mesure complémentaire sera bientôt approuvée. Fernanda confesse que personnellement, elle n’a jamais subi d’attaque violente, mais son père oui. Elle brandit fièrement ses états de service : cours de tir de base, avancé et israélien. « Je suis contre l’usage des armes pour la chasse, mais pour le reste, je suis totalement favorable ».

Comme elles, de nombreuses Brésiliennes se sont armées et saluent avec enthousiasme cette nouvelle possibilité de pratiquer le tir à balles réelles pour se défendre.

 

Traduit et adapté du blog de Paulo Sampaio, 16/01/2019 : 
https://paulosampaio.blogosfera.uol.com.br/2019/01/16/elas-votaram-em-bolsonaro-aprovam-o-decreto-da-armas-e-aprenderam-a-atirar/

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Bonjour,

A la demande du journal suisse La Liberté, j’ai rédigé un rapide portrait de l’équipe ministérielle du nouveau président Jaïr Bolsonaro et de ses hommes d’influence. Je livre ce texte à votre réflexion.

Bonne lecture!

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Deux discours, l’un aux parlementaires, dans la salle du Congrès, l’autre aux supporters massés sur l’esplanade des ministères, puis une rafale de décrets publiés au premier journal officiel de l’année 2019. Jair Bolsonaro a désormais tracé le profil de sa législature. Moins de ministres, une nouvelle répartition des tâches, la remise aux mains du ministère de l’Agriculture de la démarcation des terres indigènes et, petite mesure sociale de complément, une hausse du salaire minimum.  (suite…)

Plusieurs médias francophones dont le site de la RTS (Radio-télélvision suisse) se sont fait l’écho des quelques 3’400 employés fédéraux licenciés dans différents ministères au lendemain de l’intronisation du président Jaïr Bolsonaro, interprétant allègrement ces mesure comme le début d’une chasse aux sorcières. Ils se trompent…

Au Brésil, lorsque ‘un nouveau gouvernement est nommé ou qu’un nouveau ministre entre en fonction, il a le droit de nommer un certain nombre de collaborateurs extérieurs au cadre de l’administration publique pour son service. La durée de contrat de ces employés « commisionados » comme on les appelle à Brasilia est liée à la permanence dans son poste de la personne qui les a contracté. Laquelle, bien entendu va s’entourer de personnes qui pensent comme lui.

Les « commisionados » en place jusqu’à fin 2018 étaient donc des collaborateurs issus des rangs de l’équipe du PT de Dilma Rousseff, confirmés par Michel Temer ou nommés par lui. Normal donc que la nouvelle équipe en place se sépare de ces contractuels pour mettre à leur place des « hommes à eux ».

C’est donc un procédé habituel auquel on assiste avec le départ de ces 3’400 personnes et pas une chasse aux sorcières. Ce qui ne veut pas dire qu’une telle chasse aux militants pétistes n’aura pas lieu. Mais rendons à César ce qui est à César…

 

Bonjour et bonne année!

Fin 2018, un futur ministre de l’environnement vient d’être suspendu de ses droits politiques pour 3 ans par un juge pour avoir violé, alors qu’il était secrétaire à l’environnement de l’État de São Paulo, les lois de protection du milieu ambiant et favorisé un appel d’offres dans le dossier de la correction du Rio Tietê. Pourtant, il est confirmé dans sa charge par le nouveau président Bolsonaro. Le dossier d’accusation contre le médium João de Deus, gourou des artistes et des people, ne cesse de s’étoffer. Il est dénoncé pour le viol de 330 femmes, pratiqué au cours des séances de spiritisme qu’il commande. Le Brésil semble donc poursuivre sa descente aux enfers. 

Mais ce pays multiple et fascinant cache aussi des trésors qui méritent d’être relevés pour vous accompagner vers une bonne et heureuse nouvelle année 2019. Vision Brésil a choisi de vous proposer ces clins d’œil réjouissants à travers des sujets qui ne font pas nécessairement la une des médias du moment : une baisse de la violence dans tout le pays grâce à une meilleure coordination des forces de sécurité, la découverte d’une termitière géante de la taille de la Grande-Bretagne dans le Nord-Est et d’autres petites informations à ne pas manquer. Une fois n’est pas coutume, Vision Brésil sort aussi de ses frontières habituelles pour vous transporter au nord de la Colombie

Je m’y suis rendu début décembre dans le cadre du programme de l’ONG Jequitibá de formation au journalisme des animateurs de radios communautaires. J’étais accompagné, comme d’habitude, par Yves Magat qui a publié, pour le magazine en ligne suisse Bon pour la Tête, un dossier sur l’état de la situation dans la région des Montes de Maria, derrière la ville de Cartagena, maintenant que l’accord de paix entre le gouvernement et la guérilla des FARC’s est en train de se mettre en place. Une plongée vertigineuse dans ce que furent, pour la population, ces 40 années de guerre intérieure…

Mais pour bien commencer, ce sondage effectué par l’institut Datafolha le 23 décembre qui fait état d’un regain d’optimisme au sein de la population brésilienne. 65 % des interviewés pensent que la situation économique du pays va s’améliorer dans les douze prochains mois. Même si ce genre de vague d’optimisme est habituel au début d’une nouvelle législature, cet indice de confiance est le plus haut relevé depuis que ce type de sondage existe, soit 1997.

Il révèle sans doute plus le désarroi des Brésiliens après les 4 années noires des présidences Dima Rousseff et Michel Temer qu’un blanc-seing donné au nouveau président Jair Bolsonaro. Malgré l’espoir d’un redressement souhaité par tous, le pays reste toujours aussi divisé politiquement. Les prochains mois seront décisifs pour mesurer la légitimité populaire de la nouvelle équipe au pouvoir.

Bonne lecture et bonne année !

Jean-Jacques Fontaine

visionbresil@gmail.comhttps://visionbresil.wordpress.com