À première vue, ce ne sont que des monticules de terre qui parsement le sol, sans logique apparente. Mais ils ne datent pas d’aujourd’hui. Leur âge varierait entre 690 et 3 280 ans et ils sont l’œuvre de la Syntermes dirus, une des espèces de termites les plus grandes du monde. (suite…)

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L’été austral s’annonce pluvieux au Brésil à cause d’un El Niño très actif qui peut favoriser la formation de tempêtes. Anticipant les risques d’éboulement, la défense civile de Rio de Janeiro a procédé à un relevé des zones critiques. Il y en aurait 2 700 dans l’ensemble de l’État, qui abritent 300 000 personnes. Certains endroits sont particulièrement préoccupants, car ils avaient déjà été interdits de construction après des catastrophes, mais avaient été réinvestis par leurs anciens habitants. (suite…)

4 DÉCEMBRE 2018 | YVES MAGAT

San Juan Nepomuceno, Colombie. Dans les Montes de Maria, il est difficile de partager un moment autour d’un café sans que chacun ne relate un tragique événement qui lui est arrivé entre 1994 et 2005. Cette période marque le sommet de la violence dans une des régions les plus touchées par cemqu’on appelle pudiquement en Colombie le «conflit armé»: 4000 morts, 56nmassacres, 200’000 personnes déplacées seulement dans cette sous-régionncaraïbe. Plus de 100’000 habitants sur 500’000 dans cette région sontnaujourd’hui considérés par le gouvernement comme victimes de la violence etndonc sujettes à une indemnisation.

Articulo Montes de Maria

 

Bonjour,

A la demande de l’hebdomadaire en ligne suisse « Bon pour la Tête » (https://bonpourlatete.com), j’ai fait le point sur les enquêtes Lava-Jato, à l’heure où le juge d’instruction Sergio Moro quitte ses fonctions à Curitiba pour prendre la tête du ministère de la Justice à Brasilia.

Bonne Lecture!

En acceptant de devenir le ministre de la Justice du futur gouvernement Bolsonaro,  le petit juge Sergio Moro, comme on le surnomme, laisse derrière lui un chantier pénal gigantesque. Depuis mars 2015, 200 enquêtes préliminaires ont été diligentées, 36 ont abouti à des dénonciations criminelles, 8 d’ente elles, concernant 100 inculpés, sont en attente de procès susceptibles de déboucher sur des peines de prison et 163 accords de délation à la justice, permettant à leurs auteurs de bénéficier de réduction de peine ont été conclus. (suite…)

Sergio Moro sera le prochain ministre de la Justice. Le juge fédéral de Curitiba, en charge de la plupart des enquêtes sur la corruption de l’affaire Lava Jato, a accepté avec promptitude à l’invitation qui lui avait été faite, au lendemain de sa victoire électorale, par Jaïr Bolsonaro d’occuper ce poste dans son futur gouvernement. Ce faisant, il renonce immédiatement à poursuivre les instructions en cours, liées aux affaires de corruption dont il a la responsabilité.

C’est une mauvaise nouvelle pour les condamnations qu’il a déjà prononcées, dont celle de l’ex-président Lula à 12 ans de prison, verdict confirmé ensuite par le Tribunal Suprême.

C’est une mauvaise nouvelle, car, en cédant ainsi aux délices de la politique, ce magistrat adulé par la population pour sa rigueur et son honnêteté, donne du blé à moudre à ceux qui, particulièrement dans les instances dirigeantes du Parti des Travailleurs, ont fait de lui un ennemi public, l’accusant de partialité idéologique et de chasse aux sorcières contre la gauche.

Je vous livre ci-dessous la traduction d’un éditorial, paru ce matin dans le journal Folha de São Paulo, qui me paraît particulièrement pertinent à ce sujet.

Bonne lecture

Jean-Jacques Fontaine – Vision Brésil (suite…)

 

« Nous n’avions qu’un seul héros au Brésil, Ayrton Senna, le coureur automobile. Maintenant, on en a un deuxième, Jaïr Bolsonaro. Il va sauver le pays ». Ce cri du cœur d’un Brésilien vivant en Suisse résume à lui seul ce qui a motivé une bonne partie des 55 % d’électeurs à porter à la présidence de la République fédérative du Brésil le candidat de l’extrême-droite. Les autres l’ont fait par dégoût de gauche gouvernementale dominée par le Parti des Travailleurs depuis 2003, le PT qui a plongé le pays dans la corruption systémique et la récession économique. (suite…)

À l’image de Donald Trump, Jaïr Bolsonaro s’est entouré, pour mener sa campagne, sur un nombre restreint de proches et de membres de sa famille. Certains de ces personnages se retrouveront à la tête de ministères ou de secrétariat d’État, d’autres continueront à « conseiller » le président dans l’ombre. Qui sont ces « hommes du président » ?

Ce sont les « douze apôtres de Bolsonaro », comme le titrait récemment le journal Le Monde, citant le quotidien Valor : « Ils sont comme les douze apôtres du messie, tous des hommes et aucune femme ». (suite…)