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Bonjour,

A la demande de l’hebdomadaire en ligne suisse « Bon pour la Tête » (https://bonpourlatete.com), j’ai fait le point sur les enquêtes Lava-Jato, à l’heure où le juge d’instruction Sergio Moro quitte ses fonctions à Curitiba pour prendre la tête du ministère de la Justice à Brasilia.

Bonne Lecture!

En acceptant de devenir le ministre de la Justice du futur gouvernement Bolsonaro,  le petit juge Sergio Moro, comme on le surnomme, laisse derrière lui un chantier pénal gigantesque. Depuis mars 2015, 200 enquêtes préliminaires ont été diligentées, 36 ont abouti à des dénonciations criminelles, 8 d’ente elles, concernant 100 inculpés, sont en attente de procès susceptibles de déboucher sur des peines de prison et 163 accords de délation à la justice, permettant à leurs auteurs de bénéficier de réduction de peine ont été conclus. (suite…)

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Sergio Moro sera le prochain ministre de la Justice. Le juge fédéral de Curitiba, en charge de la plupart des enquêtes sur la corruption de l’affaire Lava Jato, a accepté avec promptitude à l’invitation qui lui avait été faite, au lendemain de sa victoire électorale, par Jaïr Bolsonaro d’occuper ce poste dans son futur gouvernement. Ce faisant, il renonce immédiatement à poursuivre les instructions en cours, liées aux affaires de corruption dont il a la responsabilité.

C’est une mauvaise nouvelle pour les condamnations qu’il a déjà prononcées, dont celle de l’ex-président Lula à 12 ans de prison, verdict confirmé ensuite par le Tribunal Suprême.

C’est une mauvaise nouvelle, car, en cédant ainsi aux délices de la politique, ce magistrat adulé par la population pour sa rigueur et son honnêteté, donne du blé à moudre à ceux qui, particulièrement dans les instances dirigeantes du Parti des Travailleurs, ont fait de lui un ennemi public, l’accusant de partialité idéologique et de chasse aux sorcières contre la gauche.

Je vous livre ci-dessous la traduction d’un éditorial, paru ce matin dans le journal Folha de São Paulo, qui me paraît particulièrement pertinent à ce sujet.

Bonne lecture

Jean-Jacques Fontaine – Vision Brésil (suite…)

Bonjour,

Sauf très grande surprise, le Brésil va s’enfoncer, dimanche prochain, 28 novembre 2018, dans une longue nuit qui va durer au moins 4 ans. Jair Bolsonaro sera élu président du pays  par un front des déçus du monde politique et des révoltés contre la corruption.  

Ce messie de pacotille, ancien militaire nostalgique de la dictature, décidé à « liquider les criminels rouges », raciste, antiféministe et grand manipulateur des fake news décevra sans doute très vite la coalition des électeurs qui attendent la rédemption grâce à cet homme providentiel, mais que tout oppose entre eux. 

Dans l’intervalle, les décisions qu’il menace de prendre menacent la démocratie, l’intégrité de la forêt amazonienne, les minorités  et les programmes sociaux d’aide aux plus pauvres. D’autant qu’il aura sans doute l’appui au Congrès du bloc « BBB » – [Boi = les éleveurs de boeufs, Bala = le lobby des armes, Bispo = les prédicateurs des églises évangéliques].

Si le scénario ne semble pas pouvoir être changé, il n’y a guère de doute qu’à terme, ce pays de 210 millions d’habitants, dixième puissance économique mondiale, saura se redresser comme il l’a toujours fait.  Cependant, pour cela, la résistance doit maintenant s’organiser.  Elle sera évidemment l’oeuvre des Brésiliens eux-mêmes, mais l’appui qu’ils pourront trouver à l’étranger sera déterminant. 

Il va falloir relancer les réseaux de solidarité pour contribuer à préserver ce qui fait la richesse citoyenne et environnementale du Brésil. Dans cette perspective, je vous propose deux excellents articles publiés en français par le site « TheConversation » qui énumère quelques-uns des risques que l’on peut craindre de l’action du gouvernement Bolsonaro.


 

Bonjour,

Vous trouverez en lien l’interview que j’ai donné à la radio RTS ce 3 octobre 2018 à propos des élections présidentielles au Brésil.

https://www.rts.ch/info/monde/9889458-la-presidentielle-au-bresil-marque-une-impasse-economique-et-politique-.html

Bonne lecture!

Jean-Jacques Fontaine

Le Brésil vit un des psychodrames les plus marquants de son histoire. Un feuilleton à rebondissements qui sera sans doute souligné par les annales. Lula a été condamné à la prison pour corruption par le Tribunal suprême, il a fait de la résistance à son incarcération un acte de politique majeur, puis en se soumettant ensuite, il a souligné son engagement démocratique à l’égard des institutions. Un monument d’habileté. Petite nomenclature en trois actes et un épilogue (provisoire) d’une semaine durant laquelle le meilleur et le pire se sont côtoyés

 

Acte 1        –jeudi 5 avril 2018 : la chute d’une icône

Acte 2        – vendredi 6 avril 2018 : le jour où tout n’a pas basculé

Acte 3        – mercredi 11 avril 2018 : la justice décide… de ne rien décider

Epilogue    – octobre : les élections présidentielles, une boîte noire… (suite…)

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UN DOCUMENTAIRE QUI VIENT A SON HEURE

En 2018, Nova Friburgo au Brésil fête les 200 ans de sa fondation. Ce sera l’occasion de nombreuses manifestations sur place et d’une « année Nova Friburgo » décrétée par les autorités de la ville de Fribourg en Suisse. Ce sont en effet majoritairement des émigrés du canton de Fribourg qui ont construit cette ville située dans la montagne, à 150 km de Rio de Janeiro.

Ce jour-là, le souverain du Royaume-Uni du Portugal, Brésil et des Algarve, Dom Joao VI, signe un décret autorisant Sébastien Nicolas Gachet, émissaire du canton de Fribourg, à « établir une colonie de 100 familles suisses à la Fazenda do Morro Queimado dans le district de Cantagalo », qui deviendra Nova Friburgo.

Située à 2 heures de route de Rio de Janeiro, Nova Friburgo, est aujourd’hui une ville de 200 000 habitants où il fait encore plutôt bon vivre, malgré les inégalités sociales et une certaine dose de violence. C’est une agglomération à taille humaine jouissant d’un climat de montagne qui permet d’échapper aux chaleurs torrides de la plaine côtière de Rio de Janeiro. Elle est donc prisée des touristes.

Ce documentaire a l’ambition de retracer 200 ans d’histoire de ces colons suisses et de leurs descendants en proposant un regard croisé entre le Brésil et la Suisse avec le parti pris de privilégier le portrait de familles suisses de Nova Friburgo et leur parole sur leur propre histoire.

Mais porter un regard sur les 200 ans d’existence de ces descendants de Suisses partis s’installer au Brésil en 1818 nous renvoie à notre propre identité. Il faut en effet se rappeler encore qu’en 1818, les Suisses partis refaire leur vie au Brésil étaient des migrants de la misère. Leur histoire et leurs déboires ne sont pas si différents de ceux des migrants d’aujourd’hui qui cherchent leur futur en Europe. Là encore, le rétroviseur de l’histoire nous renvoie à notre présent…

Ce film n’est donc ni une évocation nostalgique d’un passé révolu, ni une promenade exotique au sein des héritiers helvètes au Brésil. À travers une série de rencontres et de portraits croisés, il portera un regard sur ce qui lie notre identité suisse d’aujourd’hui et la leur, par delà les frontières géographiques et temporelles. Le fait que beaucoup de Suisses de Nova Friburgo conservent et cultivent leurs origines nous aide dans cette réflexion.

Un auteur/journaliste suisse…

Jean-Jacques Fontaine réunit un bouquet de facteurs qui le qualifie particulièrement pour réaliser ce film. Il connaît particulièrement bien le Brésil où il réside depuis dix ans et a accompagné l’histoire des retrouvailles entre Fribourg et Nova Friburgo depuis 1985, date des premiers voyages d’échange entre les 2 villes.

… Et un réalisateur brésilien

Faire découvrir la vie d’aujourd’hui des familles de descendants de Suisses qui vivent à Nova Friburgo et raconter, à travers ce prisme, les 2 siècles d’histoire de cette ville, rend indispensable la présence d’une

« patte brésilienne » derrière l’objectif, afin de traduire toute la subtilité du métissage culturel de ces familles. Dans cette optique, le réalisateur brésilien Bebeto Abrantes est le complice idéal : il cumule près de 20 ans d’expérience du documentaire et plusieurs des sujets qu’il a traités abordent justement cette émigration européenne au Brésil.

Jean-Jacques Fontaine

 

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Chers amis lecteurs,

Permettez-moi de vous signaler la sortie de mon film documentaire « Quand les Suisses émigraient, Nova Friburgo 200 ans », consacré à cet épisode étonnant de l’émigration de 2’000 Suisses au Brésil en 1818. Il sera lancé officiellement au FIFF de Fribourg le mardi 20 mars (Festival international du Film de Fribourg), après diverses projections en Suisse romande:  Orsières en Valais, le 7 mars, où plus de 100 personnes étaient au rendez-vous, Porrentruy (JU) le 16 mars et Cartigny (GE) le 22 mars.
Il sera ensuite diffusé sur la Télévision suisse romande (RTS 2) le 14 mai 2018 à 20h30 puis lancé dans sa version portugaise au Teatro municipal de Nova Friburgo le 15 mai en présence d’une délégation venue de Suisse au Brésil pour fêter les 200 ans de la fondation de cette ville.
Vous trouverez ci-dessous une petite documentation sur ce film et la bande annonce de son lancement. 
Meilleurs messages

 

Jean-Jacques Fontaine – Vision Brésil
FIFF 20 mars 2018

 

 

 

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