68 % des réserves naturelles et indigènes de l’Amazonie sont menacées, c’est une information qui confirme les conclusions de mon livre « Chroniques du Brésil de Jair Bolsonaro » dont vous trouverez un extrait dans l’article suivant de ce blog. 

 

« Chroniques du Brésil de Jair Bolsonaro » paraîtra le 25 juin chez l’Harmattan. Il sera disponible en librairie, mais vous pouvez souscrire à ce livre au prix de 13,50 euros/15 CHF, en m’envoyant un mail à: visionbresil@gmail.com.

 

C’est un recensement mené par des chercheurs de six pays, publié le 5 juin dernier, journée mondiale de l’environnement qui le révèle : routes, ouvrages hydro-électriques, extraction minière, puits de pétrole, brûlis et déboisement mettent désormais la plus grande forêt tropicale de la planète en danger.

l’inquiétude relevée par les chercheurs n’est pas uniquement liée à ce qui existe déjà, elle prend en compte les projets de développement économique prévus pour la région panamazonienne.  Elle couvre huit pays, Bolivie, Pérou, Équateur, Colombie, Venezuela, Guyana, Surinam, Guyane et Brésil. Actuellement, 390 millions d’hectares de cette forêt sont protégés, ce sont soit des réserves naturelles, soit des territoires indigènes. 62 % de ces zones préservées se trouvent au Brésil.

« Ce qui attire l’attention » déclare Julia Jacomini, chercheuse du RAISG — réseau amazonien d’informations environnementales géolocalisées — à qui l’on doit cette étude, « c’est que 43 % des réserves forestières et 19 % des territoires indigènes sont menacés par ces futurs projets. » 43 % de 390 millions d’hectares, cela fait 2 242 000 km carrés, soit la surface de la Pologne, l’Allemagne, le Benelux, la Suisse, l’Italie, l’Espagne et le Portugal réunis. Toute l’Europe occidentale ou presque !

Au Brésil: activités minières clandestines et abattage illégal des arbres

Dans le cas spécifique du Brésil, ce sont les activités minières clandestines et l’abattage illégal des arbres qui sont les plus préoccupants. Le rythme du déboisement avait reculé de 72 % depuis 2004, il a à nouveau augmenté de 13,7 % en 2018 à cause du relâchement dans les contrôles et la répression des fraudes.

Ce phénomène risque de s’accentuer avec la politique de valorisation des réserves de l’Amazonie, voulue par le gouvernement de Jair Bolsonaro. À l’occasion de cette journée mondiale 2019 de l’environnement, le nouveau ministre en charge de ce domaine, Ricardo Salles, est venu exposer au Sénat sa vision des choses : selon lui, les autorités ne veulent pas affaiblir les contrôles environnementaux, mais « mettre en place une gestion plus efficace des ressources ».

Un ministre climatosceptique hué

Il a été copieusement hué par une partie des sénateurs et la galerie, remplie de militants écologistes et de leader indigènes pour l’occasion. C’est que Ricardo Salles défend l’utilisation du Fonds Amazonie, un financement octroyé par l’Allemagne et la Norvège pour contribuer à la protection de la forêt amazonienne, pour indemniser les propriétaires de terrains qui ont été décrétés réserves naturelles ou indigènes par les gouvernements précédents.

L’article qui suit présente un extrait de mon livre « Chroniques du Brésil de Jair Bolsonaro » qui détaille l’enjeu crucial de cette modification de l’utilisation du Fonds Amazonie.

Publicités