Plusieurs médias francophones dont le site de la RTS (Radio-télélvision suisse) se sont fait l’écho des quelques 3’400 employés fédéraux licenciés dans différents ministères au lendemain de l’intronisation du président Jaïr Bolsonaro, interprétant allègrement ces mesure comme le début d’une chasse aux sorcières. Ils se trompent…

Au Brésil, lorsque ‘un nouveau gouvernement est nommé ou qu’un nouveau ministre entre en fonction, il a le droit de nommer un certain nombre de collaborateurs extérieurs au cadre de l’administration publique pour son service. La durée de contrat de ces employés « commisionados » comme on les appelle à Brasilia est liée à la permanence dans son poste de la personne qui les a contracté. Laquelle, bien entendu va s’entourer de personnes qui pensent comme lui.

Les « commisionados » en place jusqu’à fin 2018 étaient donc des collaborateurs issus des rangs de l’équipe du PT de Dilma Rousseff, confirmés par Michel Temer ou nommés par lui. Normal donc que la nouvelle équipe en place se sépare de ces contractuels pour mettre à leur place des « hommes à eux ».

C’est donc un procédé habituel auquel on assiste avec le départ de ces 3’400 personnes et pas une chasse aux sorcières. Ce qui ne veut pas dire qu’une telle chasse aux militants pétistes n’aura pas lieu. Mais rendons à César ce qui est à César…

 

Publicités