Bonjour,

Sauf très grande surprise, le Brésil va s’enfoncer, dimanche prochain, 28 novembre 2018, dans une longue nuit qui va durer au moins 4 ans. Jair Bolsonaro sera élu président du pays  par un front des déçus du monde politique et des révoltés contre la corruption.  

Ce messie de pacotille, ancien militaire nostalgique de la dictature, décidé à « liquider les criminels rouges », raciste, antiféministe et grand manipulateur des fake news décevra sans doute très vite la coalition des électeurs qui attendent la rédemption grâce à cet homme providentiel, mais que tout oppose entre eux. 

Dans l’intervalle, les décisions qu’il menace de prendre menacent la démocratie, l’intégrité de la forêt amazonienne, les minorités  et les programmes sociaux d’aide aux plus pauvres. D’autant qu’il aura sans doute l’appui au Congrès du bloc « BBB » – [Boi = les éleveurs de boeufs, Bala = le lobby des armes, Bispo = les prédicateurs des églises évangéliques].

Si le scénario ne semble pas pouvoir être changé, il n’y a guère de doute qu’à terme, ce pays de 210 millions d’habitants, dixième puissance économique mondiale, saura se redresser comme il l’a toujours fait.  Cependant, pour cela, la résistance doit maintenant s’organiser.  Elle sera évidemment l’oeuvre des Brésiliens eux-mêmes, mais l’appui qu’ils pourront trouver à l’étranger sera déterminant. 

Il va falloir relancer les réseaux de solidarité pour contribuer à préserver ce qui fait la richesse citoyenne et environnementale du Brésil. Dans cette perspective, je vous propose deux excellents articles publiés en français par le site « TheConversation » qui énumère quelques-uns des risques que l’on peut craindre de l’action du gouvernement Bolsonaro.


 

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