Optimisme mesuré des Brésiliens avant les Jeux ; une menace terroriste peu probable, mais à surveiller, mais une montée en puissance préoccupante de la violence criminelle ; Surprise dans la Baie de Guanabara ; Quel héritage pour les sportifs amateurs de Rio de Janeiro après les Jeux ? Petits clins d’œil d’avant-compétitions.

tocha

Bonjour,

Les responsables de Rio 2016 affichent l’optimisme : la vente des billets pour les compétitions sportives bat son plein, le public ne va pas bouder les athlètes de la famille olympique. Même si la proclamation de la « situation de calamité publique » de l’État de Rio de Janeiro par le gouverneur intérimaire Francisco Dornelles mi-juin — une annonce à usage interne destinée à faire débloquer des fonds par le pouvoir fédéral a provoqué une vague de méfiance internationale. Elle s’est traduite par l’annulation de plus de 50 000 entrées réservées sur le site de Rio 2016.

datafolhaD’autres indicateurs aussi sont moins optimistes. Ainsi, un sondage récent de l’institut Datafolha révèle que 63 % des Brésiliens estiment que les Jeux olympiques de Rio de Janeiro vont apporter plus de désagréments que d’avantages. C’est deux fois plus d’opinions négatives que trois ans auparavant, en juin 2013. Cette année-là, 25 % des personnes sondées seulement s’opposaient aux Jeux, 64 % y étaient favorables. Aujourd’hui, 50 % y sont totalement opposés. Ce sondage est national et le mouvement de mauvaise humeur qu’il traduit ne semble pas toucher (ou pas encore ?) Rio de Janeiro : une autre étude, réalisée par la Fondation Getulio Vargas début juillet, affirme en effet que 60 % des Cariocas croient au succès des Jeux et à ses retombées positives pour la ville.

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HORIZONS_AM_LAT_GF_FONTAINE_8_2016-RIO-JOjean_jacques_CAPAPetit rappel : mon livre 2016, Rio de Janeiro et les Jeux olympiques, une cité réinventée est disponible en librairie auprès des Éditions l’Harmattan : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=50578

Somente para lembrar : o livro Rio de Janeiro e os Jogos olimpicos, uma cidade reinventada esta disponivel nas livrarias do Brasil.

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Sondage: optimisme mesuré des Brésiliens avant les Jeux

 

faixa_prioritaria_avenidapresidentevargas_foto_de_daniel_coelho_seconservaCette espérance porte notamment sur l’amélioration de la sécurité, des transports publics et des infrastructures urbaines, de la propreté dans les rues, de la lutte contre la dengue et le zika. Les personnes interrogées craignent cependant que la désorganisation ne règne durant les Jeux, que les embouteillages provoqués par les couloirs routiers réservés à la « famille olympique » et le trafic de drogue ne viennent perturber le bon déroulement des compétitions. Depuis peu, ils s’interrogent aussi sur les risques d’attentats qui pourraient venir perturber leur sécurité à partir du 5 août.

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Sécurité: une menace terroriste peu probable mais à surveiller

 

Une crainte relancée par l’arrestation cette semaine de 10 membres présumés d’une cellule terroriste brésilienne affiliée à l’EI. Une action préventive des services de police et du renseignement largement saluée par les organes internationaux de lutte contre l’extrémisme, mais qui n’empêche pas le degré de menace d’attentat au Brésil d’être faible affirment les responsables de ce coup de filet. Il est vrai que malgré les Jeux olympiques, le pays est resté jusqu’à présent en marge des attaques intégristes et que la présence de jihadistes y est pratiquement inexistante.

grupo terrorista

« Les terroristes et les criminels sont des personnes paresseuses » estime Spencer Chainey, chercheur au département de la Sécurité et du Crime scientifique à l’University College de Londres, « ils ont tendance à perpétrer leurs actes avec le moins d’effort possible. Ils vont ainsi privilégier les lieux faciles d’accès qu’ils connaissent, soit des endroits proches d’eux. Ils vont y penser à deux fois avant de voyager sur des kilomètres pour commettre un crime ».

Filtrage systématique

seguranca-rio-foto-clarice-castro004190716-lg-34ed1fPar ailleurs, le filtrage des personnes qui veulent venir au Brésil pour les Jeux semble efficace. Sur les 460 000 demandes d’accréditation pour les Olympiades, 11 000 ont été refusées à des personnes qui étaient sous surveillance des services nationaux et internationaux d’intelligence. 50 d’entre elles seraient susceptibles d’être en relation avec des mouvances islamiques radicales dont 4 auraient même des liens avérés avec les milieux extrémistes. Par ailleurs, 61 brésiliens se sont aussi vu refuser une accréditation parce qu’ils s’étaient sous mandat de prison pour des crimes d’autre nature.

Bien évidemment, l’attentat de Nice a provoqué un renforcement de la vigilance et de la coopération internationale en matière de surveillance du terrorisme. C’est ainsi que la France a demandé aux autorités d’accroître la surveillance de ses locaux officiels au Brésil, consulats et ambassade, mais aussi les lycées français.

Une montée en puissance préoccupante de la violence criminelle

human rights watchSi le degré de menace terroriste durant les JO de Rio reste faible, il n’en va pas de même pour les risques de violence criminelle qui pourraient ébranler la ville et affecter la population, surtout dans les quartiers pauvres. En cause notamment, la manière dont la police agit dans la chasse aux trafiquants. C’est un défi pour les autorités. « Les exécutions extrajudiciaires commises par la police dans l’État de Rio de Janeiro sont un obstacle à la sécurité », affirme l’organisation de défense des Droits de l’Homme Human Rights Watch dans un rapport qui passe en revue les exactions des forces de l’ordre durant ces 10 dernières années.

violencia policial8 000 personnes sont mortes, tombées sous les balles de la police entre 2006 et aujourd’hui, dont 645 l’an dernier et 322 entre janvier et mai de cette année. Un cinquième des morts violentes enregistrées à Rio de Janeiro en 2015 est dû à la police et les victimes sont surtout des hommes jeunes et noirs relève Human Rights Watch. « La police tire sur des personnes désarmées, elle vise des gens qui fuyent et les touchent dans le dos ou elle leur loge une balle dans la tête quand ils sont déjà immobilisés ».

Des policiers qui tuent et qui meurent

Plus encore, affirme l’organisation, les policiers se couvrent entre eux pour camoufler leurs crimes. Pour ne pas laisser de piste, ils menacent les témoins potentiels, déplacent les corps et leur mettent après coup une arme dans les mains pour se disculper. De tels abus finissent rarement devant la justice. « L’impact de ces exécutions arbitraires ne touche pas seulement les victimes, mais aussi leurs parents et la propre institution des forces de sécurité qui voit sa crédibilité s’effondrer ».

enterro-2-policiaisMais si les policiers de Rio tuent beaucoup, ils meurent aussi beaucoup : 60 d’entre eux ont perdu la vie dans des confrontations avec les trafiquants ou ont été froidement assassinés alors qu’ils étaient en congé. C’est beaucoup et ce n’est pas négligeable, reconnaît Human Rights Watch, « mais pour chaque policier assassiné au Brésil, il y a 24 morts civils tués par les forces de l’ordre. C’est le double de l’Afrique du Sud et le triple des États-Unis ».

La politique de pacification en question

uppLe regain de violence qui affecte Rio de Janeiro depuis le début de cette année est lié aux déboires de la politique de pacification des favelas, mise en place en 2008. Pour le sociologue Ignacio Cano, chercheur au Laboratoire d’analyse de la violence de l’Université de l’État de Rio de Janeiro (UERJ), le modèle des UPP’s, les Unités de police de pacification, doit être repensé. « Il ne faut pas les démanteler, mais leur fonctionnement doit être revu ». En cela, Ignacio Cano rejoint le point de vue de 70 % des habitants des favelas dotées d’UPP’s qui considèrent que, malgré les imperfections du dispositif, leur situation serait pire s’il n’existait pas.

ignacio canoignacio cano« Le problème des UPP’s », poursuit le sociologue, « c’est qu’on a beaucoup avancé dans le discours sur le concept, mais très peu dans sa gestion. Les unités de police de pacification restent un implant venu du dehors, une imposition du haut vers le bas. Les UPP’s n’ont pas encore réussi à devenir une police de proximité communautaire ». Malgré cet échec relatif mais important, l’abandon de ce programme serait grave, car il provoquerait des représailles dans beaucoup de communautés. « Mais le laisser continuer comme ça, par simple inertie, mène tout droit au désastre, lequel pourrait signifier à terme l’abandon pur et simple des UPP’s ».

Renforts de l’armée et de la Force nationale

forcas armadasPour la durée des Jeux olympiques, les autorités ont décidé de ne rien laisser au hasard en matière de sécurité. Elles ont fait appel à l’armée qui déploie depuis aujourd’hui 22 000 soldats afin de surveiller les sites olympiques. À cela s’ajoutent plusieurs centaines d’hommes de la Force nationale, des policiers spécialement entraînés recrutés dans les différents États du Brésil.

força-nacionalIls sont sur place depuis fin juin, mais rencontrent de sérieux problèmes d’installation. La plupart ne connaissent pas la ville de Rio et sont bien en peine de se déplacer. Ils sont hébergés dans un lotissement du programme Minha Casa Minha Vida de la Zone Ouest, non loin du Parc olympique, mais une favela voisine, contrôlée par une milice paramilitaire y fait régner sa loi. Elle empêche par exemple l’accès à tout serveur internet qui n’est pas contrôlé par cette milice. Pour couronner le tout, la livraison des meubles de ces appartements et des équipements pour la troupe tarde. Plusieurs policiers ont ainsi dû acheter à leur frais un matelas à poser par terre pour dormir et payer un tailleur privé pour faire retoucher l’uniforme qui leur avait été fourni, mais n’était pas à la bonne taille.

Des soucis invisibles pour les visiteurs

Les autorités ont promis de remédier rapidement à ces couacs, mais restent silencieuses sur les agissements de la milice voisine du lotissement. Les agents de la Force nationale ont d’ailleurs reçu dès leur arrivée des consignes de prudence strictes pour éviter d’être la cible des trafiquants : ne pas prendre son arme sur soi lorsqu’on est en congé, laisser sa carte de vila dos atletaspolice à la maison quand on déambule en civil dans la rue et effacer de son téléphone portable tous les messages et photos qui pourraient permettre de les identifier comme policiers.

Tous ces problèmes n’affecteront sans doute pas ou très peu les athlètes et le public des Jeux, mais ils peuvent se révéler préoccupants pour les Cariocas, au lendemain des festivités, lorsque le dispositif de sécurité mis en place sera démantelé.

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Environnement: surprise dans la Baie de Guanabara

 

On le sait, le dossier environnemental est le vilain canard de la préparation des JO de Rio. La Baie de Guanabara où vont se dérouler les compétitions de voile aurait dû être dépolluée à 80 % d’ici l’ouverture des Jeux, il n’en sera rien et les navigateurs risquent de devoir slalomer entre les déchets flottants… Et pourtant, sous la surface, les biologistes ont fait une découverte encourageante : Guanabara regorge de poissons en tout genre, malgré la piètre qualité de ses eaux !

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Un brassage marin…

raia borboletaIls ont trouvé en abondance des murènes, des raies-papillons — une espèce menacée de disparition sur le plan mondial —, des tortues, des étoiles de mer et des poulpes qu’ils n’imaginaient pas rencontrer à cet endroit. L’explication, c’est que les courants marins de haute mer apportent régulièrement des eaux froides et claires qui se mélangent à celles de la baie et la « nettoyent ». Bien sûr, c’est surtout à son embouchure que l’on rencontre la plus forte concentration de cette vie marine.

plasticos no fundo da baiaLorsque l’on s’enfonce plus loin dans les terres, il y a de plus en plus de zones mortes, dont le sol est entièrement recouvert de déchets plastiques. « Il n’y a plus de sable ni d’algues », explique Marcelo Vianna, professeur au laboratoire de recherches biologiques de l’Université de Rio de Janeiro et plongeur. Il prépare un documentaire sur le sujet. « Dans ces endroits, la destruction des habitats et la pollution sont extrêmes ».

… qui ne remplace pas les efforts à faire pour dépolluer

esgoto baia de guanabaraSi cet auto-nettoyage du golfe est un phénomène encourageant, il ne doit pas faire illusion poursuit Marcelo Vianna : « Ici, les monstres qui nous guettent ne sont pas des monstres marins ! Ce sont les bactéries amenées par les égouts. Il y en a des quantités incalculables qui peuvent provoquer de nombreuses maladies. Et le renouvellement naturel des eaux ne suffit pas à les contrôler. Il permet juste à la Baie de Guanabara de résister encore suffisamment de temps avant de mourir complètement si l’homme ne fait rien pour réduire cette pollution ».

22jun2015---vista-aerea-da-entrada-da-baia-de-guanabara-tendo-ao-fundo-o-pao-de-acucar-e-o-corcovado-no-rio-de-janeiro-uma-mancha-de-oleo-foi-avistada-na-baia-que-sera-local-das-provas-de-vela-1435014610483_956x500Il y a donc urgence et il faut espérer que cette découverte montrant que la Baie de Guanabara n’est pas encore tout à fait morte provoquera enfin prise de conscience salutaire. Cela serait peut-être finalement un des héritages positifs des Jeux, même si l’objectif une fois de plus promis puis abandonné de dépolluer les eaux qui baigne la ville de Rio de Janeiro n’est pas nouveau. On en parle depuis 30 ans ! Va-t-on enfin le réaliser après les JO ?

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Social: quel héritage pour les sportifs amateurs de Rio de Janeiro après les Jeux ?

 

« Dans un pays à courte vue comme le nôtre, l’accent mis sur le grandiosité du spectacle des Olympiades signifie d’une certaine manière sacrifier l’investissement pour le sport amateur et scolaire ». L’affirmation est de Fernando Gabeira, journaliste et ancien député écologiste au Congrès national. Dans un récent billet d’humeur, il se demande à quoi pourront bien servir les installations sportives olympiques qui vont rester après les Jeux.

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« Que signifie pour les habitants de la Zone Ouest l’existence dans leur voisinage d’un vélodrome dont la piste est en bois de Sibérie alors qu’ils affrontent chaque jour des pistes cyclables pleines de trous et envahies par les ordures ? Que représente l’emphase mise sur les compétitions d’athlétisme pour les enfants de la Zone Nord qui voudraient se consacrer à la natation, mais n’ont pas de piscine près de chez eux ? »

Un golf olympique juste pour le prestige ?

vila olimpica no alemaoFernando Gabeira de relever aussi qu’une des conséquences des priorités olympiques a été la fermeture pour raison de sécurité de la Vila olympique Carlos Castilho dans le complexe de favelas de l’Allemand ou s’entraînaient quotidiennement les jeunes du quartier. « Et le golf olympique ? Je n’ai rien contre le golf, c’est un beau sport, mais à quoi va servir demain le terrain construit exprès aux normes du CIO pour accueillir les champions du monde de la discipline, lesquels ont presque tous déclaré forfait à cause des risques du zika » ?

golfe de japeriIl ne va même pas jouer un rôle déterminant durant les Olympiades alors que le terrain de golf de Japéri, dans la banlieue de Rio de Janeiro forme à ce sport, sans moyens et depuis longtemps, des jeunes de la région. « L’un d’entre eux est même devenu champion national de la discipline, mais ça, pour les politiciens qui ont préparé les Jeux olympiques, c’est sans importance ».

Des équipements qui demandent des efforts financiers aux usagers

ginasio-de-ginastica-do-flamengo-reformado-apos-incendio-na-gavea-1469157996004_v2_750x421Là où la réalité risque de rejoindre les critiques de Fernando Gabeira, c’est lorsque l’on détaille ce que coûtera aux futurs utilisateurs l’équipement nécessaire pour utiliser les différents équipements sportifs laissés en héritage après les Jeux, même si ceux-ci sont mis à leur disposition gratuitement. Le quotidien O Globo s’est livré à l’exercice. Pour le judo, l’acquisition d’un kimono, des ceintures et du reste coûte 460 R $. Le double de l’investissement nécessaire pour la gymnastique artistique, 217 R $.

golfo olimpicoDes sommes encore modestes si on les compare à des sports plus… sophistiqués, l’escrime par exemple, 2 003 R $. Et pour aller jouer au golf sur le terrain olympique de Barra da Tijuca, il faudra dépenser au minimum 1 700 R $ en clubs, chaussures et habillement. S’entraîner pour devenir champion d’équitation dans le manège de Deodoro va écorner sérieusement les économies : 22 180 R $.

Des installations déconnectées de leur environnement

Maracanã_2014_gAprès les Jeux, toutes ces disciplines sportives seront accessibles à la population sur des terrains ou dans des stades qui sont presque tous situés dans les quartiers populaires de la Zone Nord et Ouest, là où le revenu mensuel moyen par habitant est de 416 R $, 10 fois moins que dans les quartiers riches de la Zone Sud (4 576 R $) selon le recensement statistique national de 2010. Les chiffres ne sont pas tout à fait actuels, mais même dans ces conditions, un équipement de gymnastique à 217 R $ ou un uniforme de judo à 460 R $ n’est pas à la potée de tout un chacun.

judoDans ce sens, Fernando Gabeira a raison d’affirmer que les installations prestigieuses des Jeux olympiques laissées en héritage à la ville ne remplacent pas une politique publique de valorisation de la pratique du sport chez les enfants et les jeunes des quartiers pauvres. Mais ça, c’est déjà un message pour la campagne électorale des Municipales d’octobre, auxquelles Fernando Gabeira n’est pourtant pas candidat !

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Petits clins d’œil d’avant-compétitions

 

L’avion de Santos Dumont

Santos_-_Nov12_1906Le scénario de la cérémonie d’ouverture des Jeux est très confidentiel, mais certains pans de la fête filtrent tout de même. On a ainsi appris que deux des principaux réalisateurs du spectacle, les cinéastes Fernando Meirelles et Anducha Waddington prévoient de faire voler virtuellement le public au-dessus de Rio, à partir du Maracana à bord du « B 14 », l’avion biplan construit et piloté en 1906 par Alberto Santos Dumont, le père de l’aviation brésilienne. Ce sera un des hommages aux grands personnages brésiliens du XX ° siècle.

Des princes et des consorts

festa jogosAutre secret (mal) gardé, la liste des personnalités politiques qui seront présentes lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux le 5 août. Il y aura François Hollande, mais pas Barack Obama (représenté par son Secrétaire d’État John Kerry) ni Angela Merkel (ce sera le président allemand Joachim Gauck qui incarnera l’Allemagne). En tout 50 chefs d’États et de gouvernements, moitié moins que ceux qui s’étaient rendus à Londres lors des Jeux olympiques de 2012. « Et parmi eux, de nombreux rois, princes et sultans, bref de gens qui ont beaucoup de temps pour leurs loisirs dans la vie » persifle l’auteur de ces indiscrétions.

Préservatifs à gogo

camisinha_olimpiada_rio_2016_jogos_olimpicos_triplo_de_preservativosDu côté de la Villa olympique, on se préoccupe de la santé sexuelle des athlètes et des délégations qui vont y loger. Ainsi, 450 000 préservatifs, dont 100 000 féminins seront mis à leur disposition pour éviter la transmission des maladies sexuelles, du sida et du zika. Aux Jeux olympiques de Londres, 150 000 préservatifs seulement avaient été prévus…

Street Wiew pris en défaut

avenida rodrigues alves hojedemolicao-perimetral-zona-portuariaPour les visiteurs pressés de découvrir le nouvel espace portuaire du centre-ville, inutile de recourir à Google Street Wiew. L’application a un sérieux retard, elle affiche encore les images du « Perimetral », cette autoroute aérienne qui surplombait la Place Maua et les anciens entrepôts, démolie fin 2014, cela fait maintenant un an et demi. Google Street Wiew actualité s’est mis aux archives !

 

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