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Le géant émergeant s’est effondré sur ses pieds d’argile. Sous le triple coup de la crise internationale des comodities, de la crise de son modèle de développement et de sa crise politique. En 2010 le pays connaissait une croissance de 7,6%. Cinq ans plus tard, en 2015, le PIB devrait afficher une récession de 4%. « L’année 2015 peut se résumer en un seul mot : incroyable » peut-on lire dans le journal O Globo du 20 décembre. « Un tourbillon politique a réduit en poussière le Planalto (là où siège l’exécutif fédéral), l’économie a déraillé sous l’effet d’un dollar au plus haut, d’une inflation à deux décimales et d’un chômage en forte augmentation ». 2016 ne se profile pas sous des auspices meilleurs. Alors comment et pourquoi le Brésil en est-il arrivé là ? Tentative d’interprétation…

L’évolution du marché du fer illustre parfaitement pourquoi la crise internationale des comodities affecte fortement le Brésil, second exportateur de la planète. En 2011, la tonne valait 181 US$. En 2011, le Brésil en a vendu 330 millions de tonnes, dont 46% en direction de la Chine. En 2015, ces exportations ont chuté à 263 millions de tonnes, et le prix à… 41 US$ la tonne ! En gros 48,9 milliards de US$ de perte en 4 ans ! « La question essentielle est de savoir jusqu’à quand le Brésil va continuer à dépendre de la vente de ses biens primaires à la Chine pour assurer un solde positif de sa balance commerciale, contrebalancer le ralentissement de l’économie domestique et juguler une inflation qui pénalise les coûts de production » s’interroge Mauro Laviola, vice-président de l’Association du Commerce extérieur du Brésil (AEB).

Un acteur pas si global que ça

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José Augusto de Castro, président de cette même association, va encore plus loin. Il relève le pari manqué du Brésil qui n’a pas su exploiter le bon moment où le prix des matières premières explosait, entre 2007 et 2012. « Le Brésil n’a pas fait d’accords commerciaux lorsqu’il maîtrisait les rapports de force pour négocier. Il n’a pas cherché à obtenir des contreparties en vue d’ouvrir les marchés à nos produits manufacturés. L’erreur essentiel c’est que le pays s’est mis en état de dépendance vis à vis de la Chine et non l’inverse ». Le constat fait mal, mais il est réaliste.

On a pu croire en effet, en 2010, lorsque le pays a ravi au Royaume Uni la 5ème place au ranking des grandes puissances économiques du monde, que le Brésil était devenu un acteur global. Il n’en est rien et cela n’a jamais été vraiment le cas. Le poids des exportations ne représente que 11% du PIB, la participation du pays au commerce mondial n’est que de 1% selon la Banque Mondiale qui relève que « le Brésil continue à être l’un des pays dont la contribution au commerce extérieur est la plus basse du monde ».

Cette réalité est à la racine de la seconde crise qui frappe le pays, celle de son modèle de développement. A son arrivée au pouvoir en 2004, le président Lula a fait du rattrapage social sa priorité. Les bénéfices de la croissance ont été prioritairement investis dans des programmes sociaux permettant de réduire la pauvreté. Jusqu’en 2008-2010, cette politique a porté ses fruits, permettant l’émergence d’une « nouvelle classe moyenne de consommateurs », qui a boosté le marché intérieur et favorisé le plein emploi.

Un virage manqué

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A l’époque, cette politique a recueilli l’adhésion unanime des observateurs et Lula a pu goûter aux joies de l’adulation de l’opinion publique mondiale. Jusqu’en 2008. Cette année-là, les autorités ont négligé l’irruption au Brésil de la crise américaine des subprimes. « Cette crise n’est qu’une petite marée pour le Brésil » déclarait alors Lula. Au cours de son second mandat présidentiel (2006-2010), les dépenses publiques ont continué à croître même si les rentrées fiscales commençaient sérieusement à se contracter. Le gouvernement n’a rien entrepris pour repenser l’éducation, dont les faiblesses pourtant avaient été largement établies, ni stimuler les investissements permettant de rendre l’économie plus compétitive sur le marché mondial.

Du côté des entreprises, on n’a pas fait mieux. Jusqu’en 2010, la croyance au « marché national » suffisait à faire tourner la machine et offusquait toutes les interrogations. Aucun des secteurs n’a profité de la bonne conjoncture pour investir, comme l’avait fait en son temps la Corée du Sud, dans l’innovation où le développement de produits industriels « mondialisés ». Il est frappant de constater aussi que les multinationales, très soucieuses d’implanter des lignes de productions pour le marché international en Chine ou en Inde, n’ont investi au Brésil que dans le développement de la consommation intérieure afin d’écouler leurs produits.

Lorsque la crise a frappé, la décroissance de l’économie brésilienne a donc été plus rapide qu’ailleurs. Cela se mesure à l’ampleur de la dévalorisation du réal face au dollar. Certes, tous les pays émergents ont vu leurs monnaies nationales chuter en 2015 par rapport à la devise américaine. Mais la roupie indienne n’a perdu que 7,8% de sa valeur en 12 mois, le peso chilien 14% (comme l’euro) alors que le réal brésilien, lui, a dévalué de 67,3%.

Récession et « pédalage fiscal »

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Comme on pouvait s’y attendre, les choses se sont aggravées au cours de l’année 2015 : le Brésil a perdu 1,5 million de postes de travail formels, le taux de chômage s’établit désormais à 11% contre 6,2% en 2014. Les entreprises ont réduit leur production (et l’emploi), mais elles ont aussi gelé les investissements. 4 secteurs économiques représentants 20% du PIB, la sidérurgie, la pétrochimie, l’électronique et l’industrie sucrière, ont différés près de 74 milliards de R$ (18,5 milliards de CHF / 17,2 milliards d’€) d’engagements prévus dans l’attente d’une éventuelle éclaircie économique.

Récession et stagnation pénalisent les finances publiques, le déficit du budget de l’Etat ne cesse de croître. Il s’endette pour honorer ses prestations, retarde le payements des factures à ses prestataires, multiplie les montages comptables plus ou moins illégaux pour faire apparaître équilibrés des comptes qui ne le sont pas. Ces« pédalages fiscaux » comme on les appelle ici, ont commencé dès le début du premier mandat présidentiel de Dilma Rousseff en 2010 et se sont accélérées en 2014, année qui a vu la présidente être réélue sur le fil pour un second mandat.

Le Tribunal des Comptes de l’Union, le TCU, y a mis un coup d’arrêt octobre 2015 en refusant les comptes de 2014. Dilma Rousseff s’est vue contrainte de rembourser fin décembre plus de 50 milliards de R$ (12,6 milliards de CHF / 11,6 milliards d’€) aux différents banques nationales, dont la BNDES la Banque nationale de Développement économique et social, qui avaient indûment prêté ces sommes au gouvernement. Une mesure qui n’absout pas la présidente de l’accusation d’avoir violé la Constitution de 1988 par ces « pédalages fiscaux ». Cet épisode est à l’origine de la troisième crise qui flagelle le Brésil, la crise politique, sans doute la plus grave des trois, car elle se combine avec le plus grand scandale de corruption de l’histoire récente du pays, « l’affaire Petrobras ».

Une classe politique laminée, une oligarchie économique décimée

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Le bilan politique, en cette fin d’année 2015 en est presque ahurissant : Dilma Rousseff termine la première année après sa réélection avec le taux de rejet le plus élevé depuis la fin de la dictature il y a 29 ans : 83% d’opinions négatives, et une procédure « d’impeachment » lancée contre elles par l’Assemblée législative, qui devrait être jugée au premier semestre 2016. Le leader de la fraction gouvernementale au Sénat, Delcidio Amaral est en prison préventive pour soupçon de corruption. Les présidents du Sénat, Renan Calheiros et du Congrès Eduardo Cunha sont sous enquête dans le cadre de l’affaire Petrobras, ce dernier est accusé de détenir illégalement des millions de US$ sur des comptes en Suisse.

Et comme si cela ne suffisait pas, plusieurs des plus puissants chefs d’entreprise du secteur de la construction sont eux aussi en prison préventive ou déjà condamné pour avoir versé de façon régulière des pots-de-vin à des politiciens de la majorité gouvernementale afin d’obtenir des adjudications lors de marchés publics, dans le cadre de l’affaire Petrobras et de ses ramifications. 23 conglomérats parmi les plus importants du pays affichent des pertes financières significatives en 2015 à cause de ce scandale de corruption. 75 personne ont été condamnée à de la prison ferme, 116 autres sont sous enquête, incarcérées préventivement. Parmi eux, une quarantaine d’élus au Parlement. La crise politique qui s’en suit est la résultante d’une perte massive de crédibilité de l’exécutif et d’un discrédit sans précédent des instances législatives.

Politique d’ajustement bloquée

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Pour simplifier les choses, on peut dire que la crise a débuté avec la nomination de Joaquim Lévy au poste de ministre de l’économie en janvier 2015. Ce haut cadre de la banque Bradesco, fiscaliste renommé formé par l’école de Chicago a été choisi par la présidente pour rééquilibrer les comptes de l’Etat à travers la mise en place de mesures d’économie. La nomination de Joaquim Lévy a été très bien accueillie par les milieux d’affaires tant brésiliens qu’internationaux et par l’opposition qui partage ses thèses. Mais elle a immédiatement été rejetée par le gros des troupes du Parti des Travailleurs, parti de la présidente, et par plusieurs autres formations de la coalition majoritaire qui se sont dressés vent debout contre ce « suppôt du libéralisme ».

La présidente elle-même, sous pression, ne s’est pas gênée de montrer elle aussi sa défiance à l’égard de son ministre. Résultat une paralysie totale, pratiquement aucune des mesures d’austérité proposées par Joaquim Lévy pour redresser les comptes n’a passé la rampe du Parlement ou survécu au veto présidentiel. Lévy a finalement jeté l’éponge début décembre, remplacé par Nelson Barbosa, un adepte de la politique « développementiste » classique adoptée depuis 2004 par les 3 gouvernements successifs du PT, Lula 1, Lula 2 et Dilma 1.

Le nouveau ministre de l’économie affirme haut et fort qu’il va poursuivre la politique de redressement fiscal mise en place par son prédécesseur, mais, s’il semble avoir les faveurs des parlementaires du PT, il éveille la méfiance des observateurs financiers internationaux.

Brasilia, un navire à la dérive…

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Très vite, ces va-et-vient au sein de l’équipe gouvernementale – plusieurs autres remaniements ministériels ont eu lieu durant l’année – et les incohérences des mesures d’économie adoptées au fil des mois, ont révélé qu’à Brasilia, il n’y avait pratiquement plus personne à la barre… Ou plutôt exactement que plusieurs capitaines se disputaient le gouvernail, chacun visant un cap différent. La cheffe de l’Etat en bisbille avec son ministre, le président du Congrès en opposition ouverte avec la présidente, le PMDB, principal allié du gouvernement au Congrès, éclaté entre ceux qui soutiennent le pouvoir en place et ceux qui veulent le voir tomber…

Cette situation a ouvert la porte, non seulement à une accélération de la dégradation économique, mais encore à l’exacerbation de toutes les ambitions individuelles face à une présidente paraissant de plus en plus inexistante. De janvier à mi-décembre, Dilma Rousseff a été l’objet de 39 demandes de destitution devant le législatif, soit une tous les 6 jours de fonctionnement du Congrès. 3 ont finalement été acceptée, jointe en une seule procédure d’impeachment actuellement en cours. Jamais depuis l’adoption de la Constitution de 1988, les autorités en place n’ont été autant ébranlées dans leur légitimité.

L’affaire Petrobras, qui a mis en lumière un système généralisé et parfaitement structuré de corruption et de versement de pots-de-vin à des fins politiques ajoute une dimension judiciaire à cette crise, puisque ce sont des politiciens et des hommes d’affaire parmi les plus en vue qui sont mis en accusation. La présidente Dilma Rousseff et son vice-président Michel Temer ne semblent pas directement impliqués, mais l’affaire est tellement énorme qu’elle s’est presque banalisée dans l’opinion publique, « tout le monde vole, tout le monde est corrompu, alors…». C’est toute la respectabilité des élus qui est emportée dans la tourmente, même si le fonctionnement des institutions reste lui parfaitement exemplaire et respectable.

Une alternative qui a fait long feu

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Le risque d’une vacance du pouvoir déclenché par la procédure d’impeachment contre la présidente Dilma Rousseff accélère les manœuvres de coulisses. Les complots et les coups bas se multiplient, la classe politique est totalement divisée face à cette menace de destitution. D’autant qu’elle ne mettrait vraisemblablement pas fin à la crise politique car aucune alternative de pouvoir ne semble émerger. Ni dans l’opposition, ni au sein de la majorité gouvernementale.

On a pu croire, fin novembre que les fronts allaient bouger, lorsque le vice-président Michel Temer, lui même président du PMDB – principal parti allié au PT dans la coalition gouvernementale, on le rappelle – est sorti du bois avec une formule de pacte d’union nationale pour sortir de la crise. Proposition assortie d’une « lettre à Dilma Rousseff », qui devait rester confidentielle mais a vite « fuité » vers les médias, dans laquelle il se plaignait d’être réduit « à un rôle seulement décoratif ». Michel Temer était perçu jusque-là comme très loyal à la présidente. Sa prise de position inédite intervient au moment où, au Congrès, les discussions sur le processus d’impeachment s’accélèrent. L’hypothèse d’une année 2016 qui verrait le remplacement de Dilma Rousseff par son vice-président Michel Temer assurant une transition basée sur un programme d’union nationale pour redresser l’économie semblait enfin tracer une ébauche de sortie de crise possible.

L’euphorie n’a pas duré. Coup su coup, le Tribunal suprême, saisi par un parlementaire, annule la procédure d’impeachment en cours pour vice de forme, il va falloir tout reprendre à zéro, la présidente renvoie son ministre de l’économie, pierre angulaire du programme de redressement fiscal sur lequel s’appuie la proposition d’union nationale de Michel Temer, et finalement, Michel Temer lui-même ne réussit pas à recomposer comme il l’aurait voulu le PMDB autour de sa proposition. A la veille de Noel, le soufflé est donc retombé.

2016, une année encore plus difficile ?

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Le Brésil amorce ainsi l’année qui commence avec les mêmes incertitudes qui celles qui ont présidé à celle qui finit. La dégradation de la situation économique va continuer, les observateurs prévoient un déficit d’au moins 2,7% du PIB l’an prochain, un chômage et une inflation à 10%, l’issue de la crise politique est loin d’être en vue, quant au prix des commodities, il y a bien peu de chance que les cours se redressent, en tout cas pas suffisamment pour donner de l’oxygène au Brésil.

Que sera 2016 dans ce contexte ? Une année encore difficile. Le gouvernement comme l’opposition sont d’accord sur le fait que le premier trimestre va voir la dégradation de la situation s’accentuer. On ne sort pas en effet, d’un coup de baguette magique, de 24 mois de récession accumulée qui ont réduit les investissements de 30% et fait reculer la production industrielle et la consommation de 14%. Le pays aura chaque fois plus de difficulté à honorer le refinancement de sa dette publique, ce qui est le prémisse à un nouveau recul du pays dans la classification par les agences internationales de notation. A quoi va s’ajouter un processus de décisions confus dans le domaine politique qui renforce leur inefficacité.

Les regarde se tournent maintenant, bien sûr, vers le nouveau ministre de l’économie Nelson Barbosa. D’une certaine manière, il a entre ses mains la clé de la situation tant économique que politique, s’il réussit à se créer une marge de manœuvre suffisante pour agir… Les analystes lui désignent 7 travaux d’Hercules pour entamer son mandat : Parmi eux, celui de récupérer la confiance des marchés en montrant que la situation a cessé de se dégrader. « Il a 40 à 60 jours pour le faire et c’est la seule mesure susceptible d’avoir un impact politique » évalue Francisco Carlos Teixeira, historien à la Fondation Dom Cabral, « Montrer une ferme volonté de dégager l’excédent fiscal de 0,5% promis pour la fin de l’année 2016 peut dissiper le pessimisme généralisé », complète Eurico Figueiredo, professeur de Sciences politiques à l’Université fédérale de Rio de Janeiro.

Limiter les dégâts

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S’il ne sera sans doute pas possible d’éviter un nouvel abaissement de la note du Brésil auprès des grandes agences internationales que sont Standard & Poor’s, Fitch et Moody’s, Nelson Barbosa devra tout de même prouver que le pays va faire mieux en 2016 qu’en 2015 : un déficit programmé de 2,9% au lieu des 4% actuels, un chômage en recul à 8 ou 9% par rapport aux 11% d’aujourd’hui et une inflation « stabilisée » autour des 10%, estime Luiz Roberto Cunha, professeur d’Economie à l’Université catholique de Rio de Janeiro.

Autre chapitre déterminant, contribuer à recomposer la base gouvernementale en réussissant à faire voter une réforme budgétaire qui permet d’augmenter les rentrées fiscales mais surtout réduit les dépenses de la machine publique. Il faudra sans doute lui tordre le bras pour qu’il y arrive, juge Carlos Lagoni, ancien président de la Banque centrale, qui reste particulièrement méfiant : « Nelson Barbosa est l’un des concepteurs de la nouvelle matrice économique adoptée lors du premier mandat de Dilma Rousseff, cette politique dite hétérodoxe qui a conduit à la catastrophe d’aujourd’hui. »

Bref, les analystes n’attendent pas du nouveau ministre de l’économie qu’il change grand chose aux objectifs défini par son prédécesseur, mais espèrent que Nelson Barbosa réussisse là où Joaquim Lévy a échoué. « Dans ce cas, on peut prédire que Dilma Rousseff va réussir à traverser 2016 sans perdre son mandat » écrit le journal O Globo. « Mais elle n’aura pas le temps de construire un héritage d’ici la fin de son mandat. Elle court donc le risque de survivre dans l’indifférence et de n’être évoquée ensuite que sur les marchepieds de l’histoire ».

Un Brésil condamné ?

Mais alors quoi ? Le Brésil est-il condamné à la descente aux enfers ? Je le disais dans la conclusion de mon livre « l’Invention du Brésil » (éditions l’Harmattan), en avril 2014 ;

« Trouver le chemin d’un nouvel équilibre au milieu de ces contradictions n’est pas simple. C’est pourtant impératif si le Brésil veut poursuivre sa marche en avant, sans trébucher à chaque hoquet de la conjoncture internationale ou à cause des aléas de sa politique intérieure. Le pays n’est pas à genou, ses ressources sont abondantes, la population atteint le plein âge productif, dont le pic se situera en 2030, les grands événements sont à venir, la Coupe du Monde de football de 2014 et les Jeux Olympique de 2016, attisent les regards extérieurs. Les atouts du Brésil sont immenses, les bases de la stabilité sont là, il faut juste les revisiter ».

Ces lignes sont vieilles de presque 2 ans. La stabilisation souhaitée ne s’est pas manifestée en 2015. Au contraire, les choses ont plutôt empiré. Pourtant, ces propos restent valables : pour que le Brésil émerge à nouveau, il lui faut ouvrir son économie, investir dans l’éducation, surtout la formation professionnelle, développer la recherche et l’innovation dans les secteurs où il possède des atouts, l’agrobusiness et l’économie verte, afin de devenir un acteur global qui compte. Et au plan institutionnel, avoir le courage de faire un examen critique sérieux des dérives d’une démocratie qui reste solide mais montre des limites politiques qui paralysent son fonctionnement.

l'invention du brésil

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