Bonjour,

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Le coup d’envoi de la COPA 2014 est tout près d’être donné. Ce sera le 12 juin au stade de l’Arena Corinthians de São Paulo. On a tbeaucoup dit jusqu’ici combien le Brésil abordait cet événement dans un contexte difficile, remplis de doutes sur sa marche vers le futur. On s’est largement répandu sur les retards, l’explosion des coûts des nouvelles installation, la grogne d’une population qui ne se sent pas vraiment partie prenante de la fête alors que ce pays est le temple mondial du football ! Aujourd’hui, il nous faut oublier tout cela. Pour un temps, du 12 juin au 13 juillet, le Brésil va recevoir les fans de foot pour faire la fête. Il saura les accueillir avec la traditionnelle chaleur qui l’habite malgré les soucis du moment.

Un peu plus de 500’000 entrées pour les différents matchs ont été vendus à l’étranger. On dit que 62% des visiteurs qui vont arriver poseront le pied au Brésil pour la première fois de leur vie. C’est l’occasion de faire connaissance avec trésors que renferment chacune des 12 villes-sièges des compétitions. C’est ce qu’a tenté de faire la revue Epoca, qui propose un périple d’un jour complet dans chacune des 12 capitales. Vision Brésil s’est inspiré de ce voyage pour en proposer aujourd’hui les temps forts à ses lecteurs.

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Des nouvelles de « l’Invention du Brésil »

 

HORIZONS_AMERIQUES_LATINES_GF_FONTAINE_DOS20_INVENTION_BRESIL_bat1Après 4 semaines de « tournée européenne », le lancement  de mon livre au Brésil aura lieu à l’Alliance française de Rio de Janeiro,

Lundi 9 juin à 19h00, rua Muniz Barreto, 730, Botafogo – Rio de Janeiro. 

Lancement Alliance française Rio de Janeiroalliance française

http://www.rioaliancafrancesa.com.br/cultura/agenda

Une autre présentation est prévue à Sao Paulo au cours du 2ème semestre. En outre, Radio Canada, France Culture, la Radio suisse romande et la RTBF réalisent une série d’émissions spéciales en direct de Rio de Janeiro à la veille du Mondial. « l’Invention du Brésil » et son auteur seront les invités de ces émissions :

130610_296b1_ici-radio-canada_sn635Dimanche 1 juin entre 10h et 12h (11h -13h au Brésil, dans l’émission Dessautels Le Dimanche, Ici Radio-Canada 

http://ici.radio-canada.ca/emissions/desautels_le_dimanche/2013-2014

france cultureDu lundi 9 juin au jeudi 12 juin, chaque jour entre 11h et 12h (6h – 7h au Brésil) dans l’émission CulturesMonde de France-Culture.

http://www.franceculture.fr/emission-culturesmonde-0

RTS_la_premiere_logosLe lundi 9 juin encore, entre 16h et 18h (11h –  12h au Brésil) dans l’émission « autre Brésil » de la Radio suisse romande La Première  

http://www.rts.ch/la-1ere/

logo_rtbf_radioLe mercredi 11 juin, de 7h à 10h 2h – 5h au Brésil) dans l’émission Matin Première, RTBF-radio

http://www.rtbf.be/radio/liveradio/lapremiere

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Bonne lecture, et bonne fête du football !

Jean-Jacques Fontaine – Vision Brésil

copa chegando 4« Je me sens honteux des difficultés du Brésil dans la préparation du tournoi » (Ronaldo Fenomeno, ex-crack du football brésilien, membre du Comité organisateur local)

« Cette Coupe du monde n’est pas la nôtre ! On a dépensé des milliards pour investir dans la mobilité urbaine autour de stades monumentaux, mais les embouteillages vont continuer. Il a fallu changer nos lois pour pouvoir vendre de la Budweiser dans les arènes, mais la recette publicitaire appartient à la FIFA, pas au Brésil. Oubliez la Coupe du Monde, cette fête est celle de la FIFA, pas la nôtre ! » (lettre de lecteur au Journal O Globo).

« Nous avons l’obsession du Méga. Tout chez nous doit être le plus grand du monde, à l’image de la construction du stade de Brasilia et du gaspillage que cela a représenté. Pourquoi promettre « la Coupe des Coupes » ? Pourquoi ne pas avoir organisé un tournoi plus modeste, mais joyeux et hospitalier comme nous savons si bien le faire ? L’ostentation est notre grand défaut ». (Ruth Aquino, éditorialiste).

vista-da-lagoa-azul-em-ilha-grande-em-angra-dos-reis-1376058713957_956x500Lorsqu’il s’agit de parler d’eux-mêmes, les brésiliens sont les champions de l’auto-flagellation. Mais très vite, ils savent aussi vanter la multitude des trésors que renferme cet immense pays, si riche et si séduisant. Des trésors pas vraiment facile à découvrir ! Les distances parlent d’elles-mêmes : Porto Alegre-Manaus, du sud au nord, 3’133km, l’équivalent de Stockholm-Madrid. Natal-Cuiaba, d’est en ouest, 2’524 km, c’est à 200km près Lisbonne-Berlin. A ce gigantisme s’ajoute une impressionnante diversité des paysages et des cultures. Alors, bien sûr, impossible de tout connaître dans le court laps de temps de la COPA. Il faut se fixer des points de repère. Je vous propose donc un petit tour d’horizon du « must » des 12 villes-sièges des compétitions.

São Paulo

vista bonita sao pauloAvec ses embouteillages et ses 18 millions d’habitants, c’est la plus cosmopolite des capitales brésiliennes.On commencera la promenade par le Parc Ibirapuera, sorte de Central Park local, avant de rendre visite au Musée de la langue portugaise et à la Pinacothèque, installée dans l’ancienne gare de la Estação da Luz. Tout près de là, la cathédrale de la Sé, et sa place sont le centre de gravité historique de la métropole. L’Avenida Pauliste et ses gratte-ciels d’affaire, devenue depuis peu l’épicentre des manifestations de protestation est un autre incontournable qui débouche sur les rues du luxe de la zone des « Jardins ». Il faut encore mentionner le musée du football, l’Edificio Italia, le plus haut de la ville et sa terrasse spectaculaire, le quartier japonais de Liberdade et ses échoppes, puis pour la soirée, les restaurants animés de Villa Madalena, un pôle de la haute gastronomie.

estadio-do-corinthiansStade Arena Corinthians, édifié en 1960, reconstruit pour la COPA, capacité 65’000 spectateurs, coût 383 millions d’euros (460 millions de CHF). Il abritera le match d’ouverture Brésil-Croatie, Honduras-Chili, Uruguay-Angleterre, Corée du Sud-Belgique, un huitième de finale et une des demi-finales.

Rio de Janeiro

vista bonita Rio de JaneiroDans cette ville patrimoine mondial de l’UNESCO pour son paysage urbain, la journée ne peut que commencer par un footing le long de la plage de Copacbana avant d’aller se reposer sous les frondaison du Jardin botanique. Puis longer la Lagoa Rodrigo de Freitas avant d’attraper le petit train qui grimpe le Corcovado jusqu’au Christ Redempteur. A la redescente, on fera halte pour le repas de midi dans un des typiques bistrot du quartier de Santa Teresa. Ensuite, visite du MAR, le nouveau Musée d’Art de Rio, bijou d’architecture mêlant l’ancien et le contemporain, situé dans la zone portuaire en pleine réhabilitation en vue des JO de 2016. On joue les prolongations en contemplant la baie de Guanabara du haut du Pain de Sucreavant de finir la journée au coucher du soleil, sur le rocher de l’Arpoador à la plage d’Ipanema. Pour la nuit, ce sera les inombrables bars à bière qui émanent ce quartier, berceau de la Bossanova.

estadio maracana_projeto_60Stade du Marcanã, construit en 1950, réformé pour l’occasion, capacité 78’838 spectateurs, coût 450 millions d’euros (540 millions de CHF). Il recevra entre autre France-Equateur, Espagne-Chili, Argentine-Bosnie, Belgique-Russie, un huitième de finale, un quart de finale et la finale de la COPA

Brasilia

vista bonita brasiliaIl faut se lever tôt à Brasilia car beaucoup pratiquent le tai chi chuan à 6h du matin sur la Place de l’harmonie universelle avant de rejoindre leurs bureaux. C’est un des spectacles qui émane la capitale fédérale du Brésil. On découvrira ensuite, du haut de la tour de la télévision, l’urbanisme futuriste du Plano Piloto, inspiré de la carlingue d’un avion et imaginé par Lucio Costa et Oscar Niemeyer. On visera ensuite la pyramide de la cathédrale métropolitaine, puis les dômes du Congrès national et du Sénat, avant d’arpenter les couloirs de l’Itamaraty, le palais du Ministère des affaires étrangères. En remontant au nord le Parc de la Cité, on atteint le mémorial Kubitschek, ce président visionnaire qui a conçu le projet de Brasilia, capitale nouvelle d’une nation neuve, au milieu de l’immense plateau steppique et jusque là désertique du centre du pays.

Estadio-Nacional-–-BrasiliaStade Mané Garrincha, reconstruit pour la COPA après démolition du stade originel de 1974, capacité 70’824 spectateurs, coût 493 millions d’euros (592 millions de CHF). Suisse-Equateur, Portugal Ghana, Brésil Cameroun, Colombie-Côte d’Ivoire, un huitième de finale et un des quarts de finale.

Salvador

vista bonita salvadorLe berceau-joyau du Brésil historique. Première capitale de l’empire colonial, centre bardé d’églises baroques mais aussi de ses monuments d’époque plus tardive comme l’édifice art nouveau du Mercado Modelo, sur le port ou l’ascenseur Lacerda. Entre tous ces vestiges d’un si riche passé, on appréciera les tambours d’Olodum dans les rues pavées du Pelourinho, patrimoine mondial de l’UNESCO, le spectaculaire coucher de soleil sur la bais de Tous les Saints à la plage de Farol da Barra ou le pèlerinage à l’église Nossa Senhora de Bonfim, connue pour sa tradition très animiste des rubans porte-bonheur. Car Salvador est aussi la capitale africaine du Brésil, et c’est une ville où les religions syncrétiques du continent noir, candomblé et macumba, abondent. Il faut encore jeter un coup d’œil au Musée situé dans la maison de Jorge Amado au Pelourinho, qui rappelle l’importance de ce grand écrivain brésilien de la Bahia. Tout en face, le restaurant du SESC vous accueille où des apprentis cuisiniers mitonnent les meilleures spécialités culinaires de cette terre afro-brésilienne.

estadio salvador_aerea_arenafontenova-4353Stade Arena Fonte Nova, érigé en 1951, entièrement démoli et reconstruit en 2007, capacité 51’000 spectateurs, coût 230 millions d’euros (275 millions de CHF). Suisse-France, Espagne-Hollande, Allemagne-Portugal, Bosnie-Iran, un huitième de finale et un des quarts de finale

Recife

vista bonita RecifeLa capitale du Nord-est, une Venise brésilienne avec ses canaux et un riche coeur de ville colonial. Il faut déambuler sur le Marco Zéro, le lieu de fondation de la ville, rendre visite au Centre culturel judaïque, construit par les juifs hollandais lorsque ce pays a colonisé cette portion de Brésil (1580-1640). Un détour ensuite à l’ambassade des poupées géantes, des marionnettes de plus de 2 mètres de haut exhibées chaque année lors du Carnaval, puis par la place du Frevo, dédié à cette musique typique du Pernambouc et son centre artisanal nordestin, installé dans une ancienne prison. Après ce tour de ville, la plage de Boa Viagem avec ses résidences cossues et ses bars de bord de mer vous accueille en fin de journée. Auparavant, un petit détour dans les rues pavées d’Olinda, la bourgade coloniale voisine et ses myriades d’églises baroques complèteront la visite.

estadio arena_pernambuco_maio_2013_560_1Stade Arena Pernambuco, construit pour l’occasion, capacité 46’100 spectateurs, coût 216 millions d’euros (260 millions de CHF). Italie-Costa Rica, Allemagne-Etats-Unis, Croatie-Mexique, Côte d’Ivoire-Japon et une des huitièmes de finale.

Natal

vista bonita NatalUne perle balnéaire du Nord-Est, très prisée par les retraités européens à cause de sa relative proximité avec le vieux continent. Le clou du site, c’est la plage de Ponta Negra et sa dune spectaculaire du Morro do Caneca. La balade dans les dunes des environs en buggy est d’ailleurs l’attraction principale de l’endroit. Il ne faut pas manquer l’excursion à celles de Genipabu. C’est à Natal aussi que l’on dégustera la plus typique des cuisines du Nord-Est. Pour digérer, on recommande d’aller danser le reste de la nuit au Forro com turista.

estadio arena das dunasStade Arena das Dunas, entièrement neuf, capacité 42’000 spectateurs, coût141 millions d’euros (170 millions de CHF). Mexique-Cameroun, Italie-Uruguay, Japon-Grèce, Ghana-Etats-Unis.

Fortaleza

vista bonita fortaleza_diaEncore un sanctuaire pour bronzer. Notamment à la plage du Futur, en plein centre ville. Le littoral maritime de Fortaleza est d’ailleurs le lieu de concentration de toutes les activités après une quelconque promenade. On viendra y jouir de l’happy-hour après un détour par le marché central et ses 500 baraques d’artisanat local. Pour la fin de la soirée, il y a le Centro Dragão do Mar, un complexe de salles d’exposition et de spectacles, entouré de ses bars et restaurants, qui abrite le mémorial de la culture cearense,.

estadio CastelaoStade du Castelão, réformé en 2000 et adapté pour la COPA, capacité 63’900 spectateurs, coût 172 millions d’euros (207 millions de CHF). Brésil-Mexique, Allemagne-Ghana, Uruguay-Costa Rica, Grèce-Côte d’Ivoire, un huitième de finale et un des quarts de finale.

Manaus

vista bonita manausLes joueurs vont avoir chaud, le public aussi. Mais au centre de la forêt amazonienne, quel spectacle ! Celui de la rencontre des eaux noires du Rio Negro et brunes du Rio Madeira qui se côtoient durant 30 km pour former l’Amazone. Le nouveau pont qui enjambe les flots du large Rio Negro est spectaculaire. Le marché en fer forgé du port et le théâtre Amazonas sont deux bijoux, vestiges de la grande épopée du caoutchouc. Au début du XX° siècles, tous les chanteurs d’opéra célèbres se devaient de passer par Manaus  quand ils organisaient une tournée mondiale.

estadio-ManausStade Arena Amazonas, un monument architectural qui soulève la polémique par son gigantisme au cœur de la forêt. Il a été construit en 1970, mais agrandi et totalement réformé pour la COPA, capacité 44’000 spectateurs, coût 223 millions d’euros (268 millions de CHF). Suisse-Honduras, Cameroun-Croatie, Angleterre-Italie, Portugal-Etats Unis.

Cuiaba

vista bonita cuiabaC’est la porte du Pantanal et de ses immenses marais qui noient le paysage à l’époque des pluies, laissant les troupeaux de bétail de la région isolés sur des ilots de verdure jusqu’à la prochaine décrue. Un paradis pour les pêcheurs sportifs car les poissons du Pantanal, à commencer par le pintado sont des monstres succulents de souvent plusieurs dizaines de kilos! Le bâtiment de la Chambre municipale de Cuiaba est située exactement au centre géodésique de l’Amérique du Sud, d’après les calculs effdctués en son temps par le le maréchal explorateur Rondon. Cuiaba est encore une ancienne base des bandeirantes, ces mercenaires qui venaient chasser l’indien pour l’emmener captif dans les plantations de café de la région de Sao Paulo.

estadio arena pantanalStade Arena Pantanal, construit en 1999 et agrandi pour la COPA. C’est le stade où les travaux, notamment ceux des installations des environs, sont le plus en retard sur le calendrier. Capacité 44’336 spectateurs, coût 190 millions d’euros (228 millions de CHF). Chili-Australie, Japon-Colombie, Nigéria-Bosnie, Russie-Corée du Sud.

Belo Horizonte

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La capitale de Minas Gerais cache un peu ses trésors. Il faut « chiner » dans ses rues pour découvrir le magnifique Parc de Mangabeira, conçu par le célèbre paysagiste Burle Marx ou les allées du Marché central, un des lieux les plus surprenants du Brésil avec ses 450 échoppes. Et si une escapade hors de ville ne vous rebute pas, rendez-vous à l’Institut Inhotim, un incroyable jardin-palais d’art moderne situé à 65 km de Belo Horizonte. Attention, il vous faudra bien toute une journée pour faire le tour de cet espace magique d’avant-garde.

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Stade du Minerão, construit en 1965 et totalement rénové, capacité 62’170 spectateurs, coût 232 millions d’euros (278 millions de CHF). Colombie-Grèce, Costa Rica Angleterre, Argentine Iran, Belgique-Algérie, un huitième de finale et une demi-finale.

Curitiba

vista bonita curitibaLa ville la plus polonaise du Brésil, dans ce sud très européen du pays. Elle est née avec l’émigration du XIX° siècle. On y visitera le musée Oscar Niemeyer, et dans le parc de la ville « l’Opéra de fer », une spectaculaire verrière art nouveau de vitres et métal. Passage obligé aussi, le mémorial polonais érigé en mémoire de ceux qui ont fondé la ville. Pour se restaurer, il faut aller à Santa Felicidade, le quartier qui concentre sans doute la plus grande quantité de restaurants au mètre carré de la planète.

estadio arena de baixa CuritibaStade Arena da Baixada, construit en 1999, entièrement réformé pour la COPA, capacité 43’981 spectateurs, coût 110 millions d’euros (132 millions de CHF). Australie-Espagne, Hinduras-Equateur, Iran-Nigéria, Algérie-Russie.

Porto Alegre

vista bonita porto alegreLa ville des « gauchos » tout au sud du pays. Des cow-boys très brésiliens certes, mais qui ressemblent à leurs voisins plus connus d’Argentine et d’Uruguay. C’est une cité calme et arborisée qui fleurit les bords du Rio Guaiba où on découvrira la Fondation Ibere Camargo. Un bâtiment primé à la Biennale de l’Architecture de Venise. Il abrite l’œuvre de ce célèbre artiste plastique originaire du lieu. Le marché public est un temple de l’artisanat de ce Sud-Brésil et de la gastronomie locale qui se décline autour de la viande de bœuf. Ne pas manquer un repas dans une des churrascarias où les garçons chargés de pièces de viande embrochées sur de longues piques, circulent entre les chalands. Service à gogo, jusqu’à n’en plus pouvoir !

estadio beira rio portoalegre_aerea_arenabeirario-13_0Stade Beira Rio, construit en 1969, entièrement rénové, capacité 47’672 spectateurs, coût 110 millions d’euros (132 millions de CHF). France-Honduras, Australie-Hollande, Nigéria-Argentine,Corée du Sud-Algérie et une des huitièmes de finale.

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