J’ai publié la traduction du texte de José Roberto de Toledo, du Estado de São Paulo, en fin de matinée, ce lundi 23 juin 2013, mais quelques heures plus tard, la Présidente Dilma Rousseff renversait la situation en annonçant, au terme d’une rencontre avec les leaders des manifestations de rue, un pacte national en 5 volets. Parmi eux, la lutte accrue contre la corruption et surtout, la convocation d’un référendum pour mettre en place une assemblée constituante chargée de mettre en place une réforme politique en profondeur attendue par tous.

 Les choses bougent tout à coup très vite au Brésil et Dilma Rousseff semble reprendre la main. C’est peut-être elle qui va gagner le pari de José Roberto de Toledo, lancé dans son commentaire d’aujourd’hui : « rassembler sous une bannière unique, l’énorme pulvérisation des désirs et réussir ainsi reprendre l’avantage ». A condition que la Présidente puisse concrétiser très vite ses promesses.

Mais il va en falloir passer par le Congrès car une partie de ces mesures, dont le référendum sur une constituante, dépend de l’approbation du législatif. Les députés ont tout intérêt à adhérer sans tergiverser à ce grand pacte patriotique entre l’Etat et la société civile.

Ils doivent réaliser que sans cela, la politique risque de continuer à se faire dans la rue, rien que dans la rue. Dans ce cas de figure, leur compétence, à voter des lois ne pèsera plus très lourd. 

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