Noix de coco asiatique ; le premier BRT a pris du service ; panne d’argent pour « Tortura Nunca Mais » ; portraits des célibataires brésiliens

Les 240.000 petits producteurs de coco que compte le Brésil se font du souci. En effet, ces dernières années, certaines marques telles que Ducoco et PepsiCo (qui possède les marques Kero Coco et Trop Coco) ont commencé à importer massivement de l’eau de coco des Philippines, du Vietnam, du Sri Lanka, de la Thaïlande et d’Inde, sous une forme concentrée. Un litre permet de produire 12 litres de produit fini après ajout d’eau et d’édulcorant. 

Si la coco asiatique envahit le marché brésilien des produits industrialisés, c’est avant tout pour des raisons financières, explique Paulo Roberto Gomes, directeur commercial de l’entreprise Sococo :  « Un travailleur brésilien dans une chaîne de production de coco gagne en moyenne 350 US$ par mois, alors qu’un asiatique ne touche que 23 dollars sur la même période ». Même en incluant le coût du transport, le concentré de coco importé d’Asie reviendrait à 7 fois moins cher que la production brésilienne.

Les instances commencent à s’inquiéter de ce phénomène, car les conditions de traitement de l’agua de coco en terre asiatique restent mal connues. Elles craignent un risque sanitaire. Par ailleurs, la teneur en calories de l’eau asiatique serait bien plus importante : l’eau importée d’Asie provient de cocotiers géants, alors que les producteurs du Nordeste brésilien privilégient les cocotiers nains, dont l’eau est réputée plus apte à la consommation car moins grasse. Collaboration : http://www.lepetitjournal.com – Brésil

La première BRT a pris du service

Elle relie le terminal de bus « Alvorada » de Barra da Tijuca au quartier de Santa Cruz dans la Zone Ouest de Rio de Janeiro, à titre expérimental, et seulement quelques heures par jour. Mais la « Transoeste » est la première BRT, ligne de bus rapide de Rio de Janeiro à être mise en service est aussi la première réalisation concrète opérationnelle liée aux Jeux Olympique de 2016 à voir le jour.

Après quelques jours de fonctionnement, les avis sur ce nouveau mode de transport sont partagés: manques de titres de transports disponibles dans certaines des 20 stations du parcours, plusieurs accidents dus à l’inexpérience des conducteurs de voitures pas encore habitué à respecter les couloirs exclusifs des BRT et à céder le passage aux feux prioritaires, mais un gain de temps de 50% par rapport à la situation actuelle pour les 220’000 passagers qui vont bientôt emprunter quotidiennement ce nouveau parcours.

La BRT « Transoeste », longue de 31km est la première des lignes de bus à transport rapide qui vont être construites à Rio de Janeiro d’ici 2016. En tout, 5 corridors exclusifs seront aménagés pour les véhicules articulés, qui vont sillonner l’agglomération. 155km de voies réservées qui devraient désengorger un trafic chaque jour plus dense et absorber les dizaines de milliers de visiteurs qui viendront à Rio de Janeiro pour les JO de 2016.

Panne d’argent pour « Tortura Nunca Mais » 

L’ONG « Tortura Nunca Mais » peut se réjouir de l’installation officielle le mois dernier de la « Commission pour la Vérité », chargée de faire la lumière sur les violations des droits de l’homme durant le régime militaire. C’est le cœur de l’action de cette association qui lutte contre la torture. Mais elle risque aujourd’hui de disparaître prématurément, faute de moyens financiers.

« Tortura Nunca Mais » qui se bat depuis 27 ans pour faire la lumière les crimes de la dictature est en effet largement subventionnée par des institutions internationales de défense des droits de l’homme. Mais la voilà victime d’une grave crise financière… à cause de la situation économique en Europe ! Les ONG qui la financent sont elles-mêmes victimes des coupes budgétaires dans leurs pays d’origine, et ont dû revoir leurs priorités. Le dossier des tortures subies par les militants brésiliens entre 1964 et 1979 ne semble plus être un combat incontournable dans ce contexte.

Portraits des célibataires brésiliens

Les statistiques le confirment, le meilleur endroit pour un célibataire de sexe masculin désireux de rencontrer une compagne pour la vie, c’est Rio de Janeiro. La ville compte 24% de femmes célibataires de plus que d’hommes seuls. Concurrence oblige, « cela provoque chez les femmes un regain de soins d’elles-mêmes pour être plus séductrices », commente Fernando Xavier Oliveira, publicitaire, qui fait de la « Cidade Maravilhosa » un paradis de la séduction amoureuse.

Mais si les femmes célibataires sont majoritaires à Rio de Janeiro, à Brasilia et dans l’Etat du Pernambuco au Nord-Est, il y a au contraire pléthore d’hommes seuls dans l’ouest du pays, là où se concentrent  les nouvelles frontières agricoles et donc les emplois, dans le Mato Grosso, le Rondônia, ainsi que dans les Etat amazoniens du Tocantins et du Pará.

L’Institut Brésilien de Statistiques, auteur de ce recensement, relève encore que dans l’ensemble du pays, ce sont les hommes seuls qui sont la majorité des célibataires jusqu’à l’âge de 35 ans. Ils sont même 17% de plus que les femmes non mariées entre 25 et 29 ans. Ensuite, le nombre de femmes célibataires augmente exponentiellement. Entre 45 et 50 ans, elles sont deux fois plus nombreuses que les hommes seuls.

Advertisements