2011 sera à Rio de Janeiro, l’année du lancement des travaux pour la Coupe du Monde de 2014 et les Jeux Olympiques de 2016. Tant du côté du Gouvernement Fédéral que de l’Etat et de la Préfecture de Rio, des montants importants sont réservés pour entreprendre plusieurs des réalisations nécessaires au bon déroulement de ces 2 évènements.

La métropole carioca va accueillir au stade du Maracanã, plusieurs rencontres en 2014 et le match de la finale. Le stade est d’ailleurs déjà fermé pour rénovation et le restera pour plusieurs années. Mais Rio doit aussi s’équiper en vue des JO de 2016 en réformant son système de transport et en revitalisant la zone du port. 4 milliards de R$ d’investissements sont d’ores et déjà planifiés pour 2011 (2,35 milliards de CHF / 1,7 milliards d’€).

Bus express et « Port Merveilleux »

3 lignes de bus rapides, en site propre, vont être construites, qui relieront l’aéroport aux sites des compétitions situés dans l’ouest de la ville. Et les premiers coups de pioche seront donné dans le centre historique, autour du projet « Port merveilleux » qui abritera la Cité des Médias des JO, le Complexe des Arbitres, un Palais des Conventions et un hôtel de 500 chambres. En tout, 140’000m2 de constructions neuves dans le périmètre du port, qui seront transformées, après 2016, en 4 à 5’000 logements. Autour, des gratte-ciels de bureaux et des immeubles d’habitation qui viendront compléter la revitalisation de cette région un peu à l’abandon.

En outre, l’autoroute surélevée qui longe le port sera démolie, remplacée par un tunnel, afin de rétablir une communication directe avec la mer. Le « Pier Maua », une digue actuellement désaffectée, qui s’avance dans la baie, accueillera, les « Musées de Demain », une projet architectural inspiré du Musée Gugenheim de Bilbao.

Enfin le tram, qui fit l’orgueil de Rio dans les années 1900-1930 sera réintroduit : 2 lignes en boucle sillonneront l’espace du port et une autres devraient relier cette zone à la Marina da Gloria, où se dérouleront les compétions nautiques des JO, via l’aéroport Santos Dumont.

Les soumissions pour la phase 1 du « Porto Maravilha » viennent d’être lancées. On connaîtra les lauréats des concours en février. 300 bureaux d’architectes devraient proposer des projets! Une seule réalisation sera entièrement terminée en 2011, le « Parc Olympique de la Cité du Rock », qui recevra en septembre la 4ème édition de « Rock em Rio ».

En annexe, le film des transformation comme le voient les autorités de Rio de Janeiro:

http://www.youtube.com/watch?v=lMYpu4PRomk&feature=player_embedded

De l’argent pour les bourses famille

Mais dans les prévisions budgétaires, il n’y a pas que des constructions : c’est ainsi que le Ministère Fédéral de la Justice réservera 469 millions de R$ pour distribuer 63’000 bourses famille aux policiers, soldats, pompiers et gardes municipaux qui vont assurer la sécurité des JO. De son côté, la Préfecture dépensera 147 millions pour des projets de reboisement censés compenser les rejets de CO2 occasionnés par les travaux.

Coupe du Monde 2014

Ailleurs au Brésil, ce sont les stades de la Coupe de 2014 qui sont prioritaires. 4 d’entre eux vont être construits à neuf, ceux de Manaus, Cuiaba, Saõ Lourenço da Mata près de Recife et Natal. Les 3 premiers seront des stades « verts » qui obéiront aux normes très strictes du Leed (leadership in energy and environmental design). Leur conception a été définie en partenariat avec le groupe allemand  Schaich, Bergermann and Partner (Stuttgart/Saõ Paulo) qui a déjà à son actif la réalisation des stades de Berlin et Cologne, pour la Coupe du Monde de 2006 et ceux de Durban, Le Cap et Port Elisabeth en Afrique du Sud pour la coupe de 2010.

Ralf Amman, qui représente le groupe allemand au Brésil veut faire, par exemple, du stade de Manaus, « l’Arena da Amazônia », une réalisation modèle dont l’utilisation doit aller au delà des quelques semaines de compétition de 2014 : « une des philosophies de notre groupe, c’est de construire en s’appuyant sur les caractéristiques locales. Ainsi, l’Arena de Manaus sera conçu dans une dominante de forêt et de culture indigène qui eb  fera, après la Coupe du Monde, un monument susceptible d’attirer autant de touristes dans cette région du Brésil, que ne l’a fait le Théâtre Amazonia, construit au moment du boum du caoutchouc, à l’époque de sa splendeur. » Ralf Amman a donc prévu dans l’espace du stade des salles de conférence et une zone entière qui deviendra ensuite un centre commercial de luxe.

Présence étrangère significative

L’ensemble des investissements pour la Coupe du Monde de 2014 devraient se monter à 22 milliards de R$ (13 milliards de CHF / 9 milliards d’€), estime l’agence internationale Ernst and Youg. Les JO de 2016 vont coûter 20% de cette somme. Tout ne sera pas de l’investissement public. Le secteur privé devrait apporter sa contribution et les entreprises étrangères sont déjà aux avant postes. En septembre, une exposition internationale consacrée aux infrastructures sportives s’est tenue à Rio de Janeiro. Portugais, israéliens, anglais, américains, suisses, suédois et allemands étaient au rendez-vous.

Ce sont surtout des firmes actives dans la sécurité, les télécommunications, les technologies informatiques, l’ingénierie des grands événements et les systèmes de drainage qui avaient fait le déplacement. On estime qu’elles participeront aux travaux de la Coupe du Monde pour un montant de 7 milliards de R$, soit 1/3 des investissements totaux. Et toutes les places ne sont pas encore prises !

 

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