Alcool-carburant chahuté ; soja transgénique ; 30 ans du projet Tamar.

Le Blogauto consacre 3 articles successifs à ce qu’il appelle « la révolution éthanol », relevant que 95% des voitures neuves qui circulent au Brésil roulent à l’éthanol et que ce carburant est en passe de remplacer l’essence. C’est certes vrai sur la tendance générale, mais un certain nombre de publications brésiliennes notent qu’en 2009, les ventes d’alcool-carburant ont fortement plongé à cause de l’envolée des prix du sucre sur le marché mondial.

O Estado de Sao Paulo a mené l’enquête. Selon ce journal, dans 20 des 26 Etats que compte le Brésil, les ventes d’essence ont supplanté celles d’éthanol au dernier trimestre 2009. La Folha de Sao Paulo, pour sa part, se fait l’écho d’une mesure gouvernementale prise au début 2010, qui réduit la part d’alcool incorporé dans l’essence à la pompe de 25 à 20% afin d’alléger la pression sur les prix. Car 2010 ne s’annonce pas meilleur que 2009 sur le marché mondial du sucre. Curieusement, ce phénomène n’est pas répercuté par la presse internationale.

Soja majoritairement transgénique

Autre information qui n’a pas trouvé place dans la presse francophone, le fait que la prochaine récolte du soja brésilien sera composée à 67% transgénique. Le Brésil est le premier producteur mondial de soja et, il y a quelques années encore, il interdisait la culture des variétés transgéniques sur son sol. Depuis, des « exceptions à titre expérimental » ont été autorisées et l’Europe, principal débouché du soja brésilien permet maintenant l’importation de tourteaux destinés à alimenter le bétail, qui peuvent contenir des variétés transgéniques. Plus personne ne contrôle donc plus rien au Brésil dans ce dossier !

30 ans de Tamar :

Le projet Tamar, lancé en 1980, et dont la mission est de protéger les tortues marines et l’écosystème des côtes brésiliennes, va fêter ses 30 ans en 2010. Il a implanté sa principale zone de ponte des tortues à Praia do Forte à 80 km de Salvador de Bahia (nord-est). « Nous pouvons constater que la population de tortues marines est en hausse au Brésil, même s’il il y a encore beaucoup faire », déclare Guy Marcovaldi, fondateur et responsable national du projet. A chaque saison, près d’un million de petites tortues sont lâchées et d’ici à mars 2010 un total de dix millions de bébés auront été relancés dans l’océan. Néanmoins, la menace de disparition n’est pas écartée pour autant car « sur chaque groupe de mille tortues, une ou deux seulement arriveront à survivre. Sur les dix millions de tortues lâchées, 20.000 au mieux réussiront à survivre. Leur espérance de vie est de 25 à 30 ans.

Tamar, compte aujourd’hui 23 centres au Brésil –dont le principal à Praia Forte– visités par plus d’un million de personnes par an. Biologistes, vétérinaires et scientifiques ont diverses activités qui vont de la surveillance des tortues par satellite au baguage et à l’élaboration de projets de développement durable avec les populations locales. Quelque 1.300 personnes des communautés côtières, souvent des anciens pêcheurs de tortues, collaborent au projet dans le cadre de programmes sociaux. » (AFP cité par le site Lakoom Info.)

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