Trafic d’araignées ; empoisonnement aux herbicides ; Renault écologique.

Un citoyen britannique a été arrêté à l’aéroport international de Rio, avec dans ses bagages 1.000 araignées vivantes de l’espèce « caranguejeiras », -une tarentule en fait-, dont la capture la commercialisation et l’exportation sont interdites au Brésil. Il risque une amende de 4 millions de R$ et une peine de 6 mois à un an de prison, conformément à la loi sur le trafic des animaux sauvages. La tarentule d’Amérique du Sud est très demandée en Europe et en Amérique du Nord où elle est considérée comme un animal de décoration car elle impressionne par sa taille et son aspect sans être trop venimeuse.

On estime que « l’araignée caranguejeira » s’achète 1R$ dans la forêt et peut se revendre 500 US$ dans les pet shop, selon l’espèce. Celles qui ont été saisies à Rio de Janeiro provenaient du Paraguay. Elles étaient soigneusement dissimulées dans des boîtes cachées dans les bagages personnels de l’homme qui ne semblait pas avoir prévu leur passage aux rayons X… Il s’agit de la plus grosse saisie jamais réalisée dans cet aéroport. (Avec la collaboration de http://www.lepetitjournal.com – Rio de Janeiro)

Empoisonnement aux herbicides, des chiffres inquiétants

« Les statistiques officielles mentent, il y a beaucoup plus de victimes d’empoisonnement aux agro-toxiques qu’on ne le dit au Brésil. » L’accusation émane de chercheurs de la très officielle Coordination des Ressources naturelles et des Etudes Environnementales de la Fondation Oswaldo Cruz, une sorte d’Institut Pasteur brésilien. Le dernier recensement qu’ils ont réalisé révèle en effet une hausse de 300% du nombre d’intoxiqués aux herbicides, fongicides et autres engrais par rapport à 2006 : 25’000 cas, dont 209 mortels. « Ces chiffres ne prennent en compte que les cas qui ont été traités dans les hôpitaux », précise Elpidio de Freitas un des auteurs de l’étude. « Dans la réalité, le nombre de personnes touchées est beaucoup plus important ».

La plupart du temps, l’accumulation du poison dans l’organisme commence dès la petite enfance, par manque de protection lorsque ces produits sont pulvérisés sur les champs. En 2008, le Brésil a été le premier consommateur mondial d’agrochimiques, devant les Etats-Unis, avec un volume équivalent à 7,1 milliards de US$, en augmentation de 255% par rapport à 2002.

Renault écologique

C’est inédit au Brésil, mais le concept commence à prendre : lorsqu’on achète une voiture, ce n’est plus seulement le confort et la sécurité qui sont mis en avant, mais aussi l’impact environnemental. Un premier test vient d’être fait pour les voitures de catégorie moyenne vendue sur le marché. La Renault Sendero, version brésilienne de la Logan monospace arrive en tête, devant la Fiat Siena, la Toyota Corolla, la Volkswagen Polo et la Ford Ecosport. Raisons de cette distinction : l’usage de plastiques recyclés dans l’habitacle, l’indication de la composition des matériaux utilisés qui facilite leur élimination, l’emploi de peintures à base d’eau, moins polluantes et la réutilisation de 97% des résidus issus de la fabrication du véhicule.

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