(Ce numéro est le dernier avant la coupure de l’été. Vision Brésil ne paraitra en effet pas fin juillet pour cause de grandes vacances. Vous retrouverez le n° 6 fin août.)

Bonjour,

389902Ce Vision Brésil est presque tout entier consacré à l’Amazonie car ces dernières semaines ont vu la révélation de scandales d’envergure et des décisions controversées. De quoi s’interroger une fois de plus, sur le futur de cette forêt tropicale, la plus vaste du monde. Trois enjeux déterminants sont détaillés plus bas: le bois, le boeuf et la terre.

Vous trouverez aussi dans ce Vision Brésil n°5, comme d’habitude, l’essentiel de ce qu’il faut retenir sur l’environnement, l’économie, le social et les autres faits marquants du mois.  A commencer, hélas par la tragique disparition du vol 447 d’Air France et ses 228 occupants, le 31 mai dernier. 228 vies fauchées par un accident qui n’avait pas de raison de se produire, en pleine altitude de croisière, avec un avion presque neuf et un équipage expérimenté. Parmi les passagers de l’Airbus A330 d’Air France englouti par l’Océan Atlantique, une de mes connaissances, Pablo Dreyfuss, que je veux saluer ici une dernière fois. 

Pablo était argentin et il était venu parachever sa formation à l’Institut d’Etudes du Développement et à l’Institut des Hautes Etudes Internationales de Genève avant de s’installer à Rio de Janeiro en 2002. Pablo était obsédé par la violence faite aux enfants – soldats. Il s’est engagé pour la pacification des bidonvilles du Brésil et est devenu une autorité de référence, sur le plan international, dans le domaine du contrôle des armes.

C’est lui qui est à l’origine de la campagne lancée par l’ONG Viva Rio pour réduire la violence armée dans les favelas. Le « Statut du Désarmement », qu’il a élaboré a été repris ensuite par le Gouvernement brésilien pour inciter les personnes à se débarrasser de leurs armes afin de pacifier ces zones de confrontations permanentes entre la police et les trafiquants de drogue. On estime qu’en 5 ans, cette campagne a permis d’épargner plus de 6.000 vies.

Pablo était membre de l’International Action Network on Small Arms Control (IANSA) C’est à ce titre qu’il se rendait à Genève, ce 31 mai, afin de participer à la réunion annuelle du Small Arms Survey. Il était accompagné de son épouse, Ana Carolina Rodrigues, elle aussi engagée dans la campagne de désarmement des favelas de Rio. Pablo et Ana Carolina devaient passer quelques jours de congé à Paris, une ville qu’Anna ne connaissait pas et que Pablo se faisait une joie de lui faire découvrir… Adieu à vous, Pablo et Ana Carolina, on ne va pas vous oublier de sitôt !

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