images transito SPLe coût des embouteillages à Sao Paulo, mort annoncée de la baie de Guanabara, 1,8 millards de tonnes de CO2 en moins grâce à la crise, campagne « faire pipi dans la douche ».

 

Le coût des embouteillages à Sao Paulo

Circuler dans la plus grande des mégalopoles d’Amérique du Sud est devenu un enfer. Les embouteillages dépassent quotidiennement les 100km les hommes d’affaires se déplacent en hélicoptère. ne pas rater leurs rendez-vous. Si les embouteillages continuent à croître au rythme actuel, la ville va s’arrêter dans 4 ans ! Plus personne ne pourra y circuler. La projection a été réalisée par Fondation Dom Cabral, à partir de recherches effectuées depuis 2004 dans les principales agglomérations du pays. La circulation va aussi se paralyser à Rio de Janeiro dans 9 ans, et à Porto Alegre dans 12 ans si rien n’est fait pour la rendre plus fluide.

« Malheureusement, expliquent les chercheurs, la population a assimilé cette réduction de la mobilité comme un fait normal, devenu partie intégrante de leur quotidien. Cela ne pousse pas les autorités à prendre les mesures nécessaires à éviter un collapse généralisé des centres urbains du Brésil. ( Sources collectif des ONG’s « 3° secteur », Gazeta Mercantil)

Mort annoncée de la baie de Guanabara

Vu d’avion, c’est un très beau paysage. La baie de Rio, défendue par son Pain de Sucre est une référence touristique mondiale. Examiné de plus près, son état de santé est dramatique. La baie de Guanabara peut devenir zone morte dans 20 ans, par manque d’oxygénation de l’eau. « Dans les zones mortes, la quantité d’oxygène est inférieure à 0,2 millilitres par litre d’eau, explique Alexandre Turra, professeur de l’Institut Océanographique de l’Université de Sao Paulo. Cela se produit quand il y a multiplication anormale des bactéries à cause des rejets industriels. Ces bactéries consomment tout l’oxygène, la faune et la flore disparaissent ou migrent ». Actuellement on recense 400 zones mortes dans le monde, dont le delta du Mississipi, victime de la pêche industrielle intensive qui y sévissait dans les années 1970.

Depuis 1992 pourtant, un vaste programme de dépollution de la baie de Rio est en cours, financé par la coopération japonaise. Plusieurs cours d’eau qui se jettent dans la mer ont déjà été assainies, mais les effets tardent à se faire sentir et le calendrier des travaux avance à pas de tortue. « Une zone morte peut-être permanente ou temporaire » tempère le professeur Turra. Mais il se refuse à aller plus loin dans le pronostic ! (Source : Estado de Sao Paulo)

1,8 milliards de tonnes de CO2 en moins grâce à la crise économique

1,8 milliards de tonnes, c’est le chiffre des rejets de gaz à effet de serre que le Brésil a évité d’envoyer dans l’atmosphère depuis octobre 2008, pour cause de ralentissement de la croissance. L’Institut de Recherche Economique Appliquées (IPEA). « Cela montre  que le rythme de développement intensif que nous avons connu juste avant la crise était mal maîtrisé du point de vue écologique. Il faut revoir le système incitatif du marché des crédits de carbone. »

C’est surtout le secteur industriel qui est responsable de cette réduction des rejets car les exportations de fer, d’aluminium, d’automobile et de ciment ont drastiquement baissé. « A elle seule, la diminution des exportation de fer a permis de réduire de 1,1 millions de tonnes les rejets, »  confirme l’équipe de l’IPEA. « C’est d’ailleurs un phénomène mondial qui va permettre à notre atmosphère de respirer un peu mieux pendant quelques années. L’IPCC, le Groupe Intergouvernemental sur le Changement Climatique des Nations Unies va devoir en tenir compte dans ses prochains rapports ». (Source : Estado de Sao Paulo)

Campagne : faire pipi dans sa douche.

L’objectif est pris très sérieux par une organisation environnementale tout ce qu’il y a de plus respectable, « SOS-Forêt Atlantique ». La campagne « faire pipi dans sa douche » a même son propre site sur internet : Il s’agit d’inciter les gens à profiter de leurs ablutions pour uriner, afin d’économiser 12 litres d’eau perdus à chaque fois au fond des WC ! Voici le calcul: « la douche est prolongée d’une minute si on en profite pour faire pipi, cela fait 9 litres d’eau en plus, c’est 3 de moins que de tirer la chasse ».

La campagne a débuté lors de la journée mondiale de l’eau, le 22 mars et fait volontiers dans l’ironie. Ses auteurs disent vouloir surtout provoquer une réflexion chez les consommateurs. Ce qui ne les empêche pas de donner de très doctes conseils d’hygiène : « uriner sur le sol de la douche peut parfois contribuer au développement de micro-organismes néfastes pour la santé, aussi nous vous recommandons de procéder à cette opération au début du bain plutôt qu’à la fin, pour que l’eau de la douche puisse bien rincer et évacuer tous les rejets. » Vous voilà avertis ! (Source : Journal Eco Lumiar)

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