3.1dorothy_stangAffaire Dorothy Stang, suite ;  des murs et des favelas suite ; agro-industrie et déboisement ;  du PET pour les panneaux routiers

Affaire Dorothy Stang, suite 

J’ai hélas gagné mon pari : je vous parlais dans Vision Brésil n°3 de l’emprisonnement de « Bida », l’instigateur de l’assassinat de la religieuse américaine Dorothy Stang, en 2005 dans le Para, jusqu’alors en liberté conditionnelle en attente du recours contre sa condamnation, et je m’interrogeais : « Bida restera-t-il derrière les barreaux jusqu’à la parution du prochain numéro de Vision Brésil, fin mai ? »

Et bien non, Bida est à nouveau libre depuis le 22 avril. Il n’aura passé que 14 jours derrière les barreaux ! C’est la décision d’un juge du Tribunal Suprême Régional qui lui a permis de sortir de prison. Un juge qui applique à la lettre la nouvelle loi en matière de contestation d’une sentence : chaque condamné a le droit de recourir en liberté jusqu’à la dernière instance. Bida avait été condamné à 30 ans de prison en premier jugement après avoir reconnu les faits. (Source : Folha de Sao Paulo)

3.2mursfavelasDes murs et des favelas, suite

La pérennité du mur destiné à empêcher les constructions de la favela de Santa Marta à Rio de Janeiro de déborder sur la forêt atlantique n’est pas garantie (Voir Vision Brésil n°3). La Fédération des Communautés de favelas de Rio a en effet décidé de contester en justice cette barrière de béton de 634 mètre de long sur 3 mètres de haut. Plusieurs manifestations ont déjà été organisées afin d’obliger les juges à bloquer les travaux.

Les autorités assurent que leur intention n’est pas d’enfermer les communauté, mais de protéger la forêt et qu’à Santa Marta, seul un des côtés de la favela est concerné. Elles prévoient de construire 13 autres murs, dans d’autres favelas de la zone résidentielle sud de la ville. (Source : Estado de Sao Paulo)

Agro-industrie et déboisement 

3.3agroC’était durant la nuit du 13 au 14 mai. Représentants de 17 ONG écologistes, personnalités du show business et l’ancienne ministre de l’environnement Marina Silva ont organisé une « Veille pour l’Amazonie », jusqu’aux petites heures du jour, devant le Senat à Brasilia.

« Une initiative népcessaire » commente Miriam Leitao, éditorialiste au journal Globo. « Ça fait longtemps que l’Amazonie est l’objet d’attaque, mais on a rarement vu une offensive aussi massive qu’aujourd’hui : réforme du code de la forêt qui réduit la surface de forêt à préserver sur les propriétés exploitées de 70% à 50%, construction de routes sans certificat environnemental, crédit octroyés par la BNDES (Banque Nationale de Développement Economique) à des entreprises dénoncées pour déboisement illégal, jamais avant ce gouvernement, l’idée que la forêt doit céder la place à l’agro-industrie n’a été aussi vivace ».

A l’appui de ces arguments, le fait que 9 des 17 membres de la Commission de l’environnement et du développement durable de la Chambre des Députés sont liés directement ou indirectement à des entreprises de cellulose, d’engrais, d’élevage ou d’exploitations forestières. (Sources : Globo, Jornal do Brasil, Gazeta Mercantil)

3.4petDu PET pour les panneaux routiers

La Municipalité de Rio de Janeiro remplace une partie des plaques de signalisation routière en aluminium par… du PET ! L’objectif n’est pas seulement écologique. En effet, les panneaux en aluminium sont systématiquement volés pour être revendus à ceux qui recyclent le métal. Les autorités calculent que cela leur coûte plus d’un million de R$ par an (500.000 CHF / 350.000 euros).

« Mais c’est vrai que cette substitution est aussi intéressante pour l’environnement, admet Claudio Antunes, responsable de ce programme. Les panneaux en PET ne s’oxydent pas, visuellement ils sont identiques à ceux en aluminium et tout aussi résistants, et ils sont éternellement recyclables. » (Source Jornal do Brasil)

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